Renforcer la participation des femmes et des jeunes filles aux processus de paix et de sécurité en République démocratique du Congo. C’est l’objectif d’une formation de trois jours organisée du 8 au 10 septembre à Bukavu par le Fonds pour les Femmes Congolaises, FFC.
Pour les organisateurs, l’objectif est de dépasser les engagements théoriques et de favoriser des actions concrètes, adaptées aux réalités des provinces touchées par les conflits.
Cette formation constitue ainsi un espace d’échange et de réflexion pour renforcer le leadership féminin et faire des femmes des actrices à part entière de la paix, de la sécurité et de la reconstruction en République démocratique du Congo.
La chargée du projet, Gisèle Kambesa renseigne que l’initiative repose, notamment, sur trois volets respectivement l’octroi de subventions aux organisations, le renforcement des capacités et la mise en place d’un réseau Femmes, Paix et Sécurité.
Durant cette formation, les participants se penchent, notamment, sur la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2000. Cette résolution reconnaît le rôle essentiel des femmes dans la prévention et la résolution des conflits ainsi que dans la consolidation de la paix.
Pour Dieumerci Aksanti, facilitateur de la formation, il révèle que l’enjeu est de permettre aux acteurs locaux de mieux comprendre cet agenda et surtout de le traduire en actions concrètes.
Mais au-delà des connaissances théoriques, les participants sont appelés à réfléchir à la manière de traduire cet agenda en réalités locales.
Au cours des assises, les travaux en groupes portent sur la question de l’appropriation et de la matérialisation de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité.
Les échanges portent sur les stratégies concrètes permettant d’accroître la participation des femmes dans les espaces de décision, de renforcer leur rôle dans la prévention des conflits.
Les participants réfléchissent sur les mécanismes permettant de faire de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité un outil réellement applicable au niveau communautaire.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes, Paix et Sécurité en Afrique centrale », mis en œuvre dans les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Gertrude Shabani