La rentrée scolaire est effective depuis le 1er septembre dans la majeure partie de Bunyakiri en territoire de Kalehe au Sud-Kivu.
Cependant, l’inquiétude grandit dans les écoles secondaires face à la baisse drastique des effectifs en section pédagogique.
Enseignants et chefs d’établissements déplorent une désaffection due à l’instauration des examens d’orientation en 8e année de l’éducation de base, la huitième EB.
L’épreuve limite la liberté de choix des élèves et provoque un faible taux de réussite aux examens de fin d’études comparativement à d’autres filières.
« À l’instar des instituts La Providence et Kirutu, où les effectifs dépassaient 500 élèves avant ce système, les inscriptions se comptent désormais au bout des doigts, déplore Kuhunyire Bachirongo, préfet de l’école la Providence.
Ce pédagogue de formation appelle le gouvernement à valoriser cette filière essentielle à la formation des futurs enseignants.
Sur le terrain, notre correspondant qui a effectué une tournée dans plusieurs écoles de Bunyakiri a constaté que les sections sociale, agronomie, nutrition et d’autres filières enregistrent désormais plus d’élèves que la section pédagogique.
Cette situation suscite des interrogations sur l’avenir du corps enseignant à Bunyakiri et relance le débat sur la réévaluation des mécanismes d’orientation scolaire.
Amos Wetekayi depuis Bunyakiri