Les enfants de la rue sont visibles à plusieurs endroits de la ville de Bukavu.
Certains rencontrés à la place Mulamba, au quartier Nyalukemba encommune d’Ibanda ce mardi 8 septembre 2026 sont dans le désespoir bien qu’ils souhaitent rentrer à l’école.
Ils viennent de s’exprimer ce mardi 8 septembre à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation.
L’un d’eux, Bihangi Hamuli, dit que son père était militaire, et dès l’avènement de l’Afc-M23 son papa et sa mère avaient fui, jusque-là, il n’a jamais foulé son pied à l’école.
De l’autre côté, Kiyana Mamalebo était en larmes pendant l’entretien avec Le Souverain Libre. Il dit avoir la nostalgie de l’école car il sortait le premier de la classe. Cest un enfant d’un militaire FARDC du camp militaire Saio.
D’autres ont requis l’anonymat tout en traversant la même situation.
L’expert en andragogie, Philipe Kajibwami fait savoir que l’’importance de l’alphabétisation auprès des citoyens, des collectivités et des associations est de relever le niveau des enfants abandonnés.
Les statistiques montrent, qu’aujourd’hui, près d’une personne sur sept est illettrée, et sur les 860 millions d’illettrés, 500 millions sont des femmes.
L’alphabétisation est un motif de réjouissance pour l’humanité qui a accompli des avancées spectaculaires en la matière. Le monde compte, en effet, près de 4 milliards d’analphabètes.
Patrick Cishibanji