L’organisation des campagnes intensives de sensibilisation de proximité et la publication régulière des données épidémiologiques de la maladie à virus Ebola afin de renforcer la confiance de la population reste une priorité.
Et surtout l’installation des dispositifs de lavage des mains dans tous les lieux publics à forte fréquentation.
Cette révélation ressort du mouvement citoyen Lutte pour le changement LUCHA dans une note de plaidoyer rendue publique dont une copie nous est parvenue ce vendredi 19 juin 2026.
Cette structure rappelle que la réussite de la riposte dépend également de la capacité des autorités à construire une véritable alliance avec les communautés locales.
« Nous insistons sur l’implication effective des chefs coutumiers, des responsables religieux, des leaders communautaires, des organisations de la société civile, des mouvements citoyens ainsi que des regroupements de jeunes », précise le communiqué.
L’expérience des précédentes épidémies a démontré que les communautés adhèrent davantage aux mesures de prévention lorsque les messages sont relayés par des personnes de confiance vivant au sein de leur environnement social. Les leaders communautaires doivent ainsi être associés à toutes les étapes de la riposte, notamment dans les activités de sensibilisation, de surveillance communautaire, de médiation sociale et d’accompagnement des familles affectées.
De même, les mouvements de jeunes constituent une force de mobilisation exceptionnelle qui demeure encore insuffisamment exploitée. Leur présence dans les quartiers, villages, écoles, universités et espaces publics leur permet de jouer un rôle déterminant dans la diffusion des messages de prévention.
Patrick Cishibanji