Les femmes exerçant le métier de transbordement des marchandises au centre de Bulambika, à Bunyakiri, alertent sur des difficultés auxquelles elles font face au quotidien.
Entre mépris, non-respect des accords de paiement et lourdes charges à transporter, ces femmes s’insurgent contre des conditions très pénibles.
Selon notre correspondant à Bulambika, Ces femmes affirment être victimes d’abus de la part de certains propriétaires de marchandises, qui ne respectent pas leurs conventions.
Une d’elle, ayant requis l’anonymat, explique que plusieurs d’entre elles se tournent vers cette activité après avoir été abandonnées par le mari.
« Nos maris passent leurs journées dans des buvettes, des maisons de betting ou dans des jeux de hasard sans rien ramener à la maison le soir », déplore-t-elle.
Une autre femme connue sous le nom de Kasomba témoigne avoir effectué ce travail avec ses enfants afin de trouver de quoi payer les frais scolaires et subvenir aux besoins de la famille.
« Un jour, les enfants vont à l’école, et le jour suivant, ils m’accompagnent sur la route pour chercher à manger », dit-elle.
Notre source renseigne aussi que plus de 90 % des personnes qui exerçent cette activité sont des femmes. Elles transportent des marchandises entre Bulambika et Fumya, sur une distance d’environ 10 kilomètres.
Ces femmes lancent un appel aux autorités locales ainsi qu’aux organisations de défense de leurs droits d’intervenir afin d’améliorer leurs conditions de travail et de renforcer la protection sociale des familles vulnérables de la région.
Amos Wetekayi