Plusieurs coups de balles et de gaz lacrymogène ont retenti ce lundi dans la matinée à Kitutu, dans la chefferie de Wamuzimu en territoire de Mwenga. Les activités ont donc tourné au ralenti.

Les activités économiques et champêtres sont paralysées depuis la matinée du lundi 13 septembre. Cette situation est perceptible dans plusieurs agglomérations du territoire de Mwenga.

Cela fait suite à un appel lancé par la synergie des sociétés civiles du Congo, qui a déclenché, ce lundi, une journée « ville morte ». Les barricades ont été placées dans les artères principales de la cité de Kitutu.

L’objectif  est de protester contre l’exploitation jugée criminelle et illicite des minerais par des sujets chinois dans le territoire de Mwenga. Ils exigent leur évacuation sans condition et la fermeture de leurs sociétés.

Ces acteurs sociaux s’insurgent également contre les propos tenus par le commandant de la 33ème région militaire. Cet officier militaire les a qualifiés de « bandits et coupeurs de routes » selon la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux la semaine passée.

Lukeka Kisenga Adonis, président de la société civile, noyau de Kamituga, note que les habitants ont été dispersés par les éléments de forces armées congolaises qui ont tiré plusieurs balles.

De son côté, le maire de la ville de Kamituga, Bundia Mupila demande aux habitants de sa juridiction de boycotter cet appel et vaquer librement à leurs occupations.Précisions d’Urbain Songole, membre de club de lecture du souverain libre basé à Mwenga. Mwenga, un centre situé à 140 kilomètres, au Sud-ouest de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.

Claudine LUMVI

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