Les barrières illégales érigées à travers les territoires de Mwenga et Kamituga servent de points de tracasserie pour piller systématiquement les négociants d’or et exploitants artisanaux. C’est ce que dénonce un mémorandum adressé au Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières le mardi 2 novembre 2026.
Les auteurs du mémorandum parlent d’hommes armés et en uniforme qui pillent, tracassent et dépouillent les opérateurs économiques sous le prétendu motif de lutte contre la fraude minière.
Dans ce document, les signataires alertent sur des amendes exorbitantes en espèces équivalant à 2500 dollars Américains et plus.
Et ce malgré la situation humanitaire et sécuritaire critique qui sévit dans ces deux entités.
Cette politique répressive frappe injustement des commerçants qui s’acquittent pourtant de l’achat de leur carte officielle les autorisant de détenir et commercialiser des substances minérales.
Face à ce réseau d’extorsion, la population locale réclame la suppression immédiate de toutes ces barrières illégales.
Les victimes demandent également l’arrêt de l’utilisation des hommes en armes pour des contrôles administratifs et la restitution des colis saisis.
En attente d’une suite favorable, les habitants de Mwenga et Kamituga envisagent de décréter une ville morte dans les jours à venir.
Lamberte Wakenge