One Health : le nouveau levier de protection de la santé et de la biodiversité de l’École régionale de santé publique.

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La nécessité de renforcer les échanges entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale a été au centre des discussions organisées à Bukavu dans le cadre de la Journée One Health. Les participants ont notamment réfléchi aux risques sanitaires et environnementaux liés à la filière des viandes bovine et porcine, tout en plaidant pour une approche multisectorielle face aux défis de santé publique.

Prenant la parole à cette occasion, la professeure Bigirimana Rosine a insisté sur l’importance de multiplier les échanges entre les différents domaines concernés par l’approche One Health. Selon elle, la santé humaine ne peut être considérée indépendamment de la santé animale et de l’environnement. Elle a ainsi souligné la nécessité de renforcer les interactions et le partage d’expériences entre ces secteurs afin de mieux prévenir les risques sanitaires et d’apporter des réponses adaptées aux problèmes de santé publique.

Dans la même perspective, le professeur Mwene-Batu Pacifique a mis l’accent sur la nécessité d’une action sectorielle coordonnée pour préserver la biodiversité et assurer une surveillance sanitaire efficace. Il a notamment relevé l’importance de mobiliser les différentes disciplines et compétences, estimant qu’une collaboration entre les secteurs concernés constitue un levier essentiel pour mieux anticiper les menaces sanitaires et protéger les écosystèmes.

Abondant dans le même sens, la professeure Cimanuka Christine a rappelé la place capitale de l’approche One Health dans la vie humaine. Elle a ainsi mis en évidence l’interdépendance entre l’être humain, les animaux et leur environnement, soulignant que la protection de la santé humaine passe également par la préservation de la santé animale et de l’équilibre environnemental.

Au-delà des échanges scientifiques, cette journée a également permis de discuter de la chaîne d’approvisionnement, de la ferme,d’abattage, de transport, de commercialisation et de consommation des viandes bovine et porcine à Bukavu. L’objectif était notamment d’identifier les principaux risques sanitaires, vétérinaires et environnementaux à chaque étape, mais aussi de dégager des pistes de collaboration entre les acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’environnement et de la sécurité alimentaire.

Les discussions ont favorisé une compréhension commune des enjeux liés à la filière viande et à identifier des priorités d’action multisectorielle susceptibles d’améliorer la sécurité sanitaire des aliments tout en réduisant les impacts sur l’environnement.

Il convient de rappeler que le monde célèbre chaque 3 novembre la Journée mondiale One Health, une occasion de promouvoir une approche intégrée reconnaissant les liens étroits entre la santé des êtres humains, des animaux, des végétaux et des écosystèmes.

Loïc Mambo

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