Deux civils ont été tués en l’espace de deux jours en territoire de Shabunda, au Sud-Kivu. Les faits sont survenus à Lugungu et à Kiseku. Ils impliqueraient des hommes armés non autrement identifiés. La population appelle les autorités à intervenir pour rétablir la sécurité.
L’insécurité continue de préoccuper les habitants du territoire de Shabunda. Deux cas de meurtre ont été signalés les lundi 26 et mardi 27 octobre 2026 en groupements de Bangoma et de Bamuguba-Sud.
Le premier drame s’est produit lundi au centre de Lugungu, dans le groupement de Bangoma. Selon des sources locales, des éléments Wazalendo du groupe Simba, se réclamant du général autoproclamé Simba, ont abattu un jeune homme d’une trentaine d’années, identifié sous le nom de Marcelo.
La victime aurait reçu une balle à la tête avant de succomber à ses blessures quelques minutes plus tard. D’après les mêmes sources, le meurtre serait survenu à la suite d’une tentative d’extorsion de 30 000 francs congolais détenus par le jeune homme.
Un deuxième cas a été enregistré mardi à Kiseku, en groupement de Bamuguba-Sud. Un homme d’une quarantaine d’années a été poignardé à mort par un militaire non identifié, présenté comme membre du groupe Kafuma. Selon des témoignages recueillis localement, le drame serait consécutif à une incompréhension entre les hommes armés.
Ces deux incidents ravivent les inquiétudes des populations de Bangoma, de Bamuguba-Nord et de Bamuguba-Sud, qui lancent un appel aux autorités territoriales. Elles demandent leur implication pour mettre fin aux violences et assurer la protection des civils.
Héritier Amisi signe la dépêche
Il est Correspondant du journal Le Souverain Libre à Shabunda.