Sud-Kivu : l’avortement sécurisé au cœur des enjeux de santé publique

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Les grossesses non désirées sont parfois à l’origine d’avortements non sécurisés dans certaines communautés du Sud-Kivu, avec des conséquences parfois dramatiques.

À Bukavu, le cas d’un nourrisson de trois mois retrouvé abandonné dans un caniveau à Ciriri, en commune de Bagira. C’était le samedi 26 septembre 2026. Le cas de ce bébé relance les préoccupations sur la santé sexuelle et reproductive. Le nourrisson a été sauvé de justesse par un passant. Il a été pris en charge dans un centre de santé de la place.

Selon Jackson Cizungu du Réseau des mutuelles de santé du Congo, Remusaco Ciriri, les relais communautaires collaborent avec le Comité de développement de la santé dans la sensibilisation des femmes, jeunes filles et adolescentes contre les avortements non sécurisés.

Il encourage le recours à la planification familiale et aux services de santé de proximité, notamment.

De son côté, le docteur Robert Nyamugaragaza Nikita, coordonnateur provincial du Programme national de santé de la reproduction, appelle à renforcer l’information sur le cadre légal de l’avortement sécurisé en République démocratique du Congo.

Il s’est exprimé le lundi 28 septembre lors d’une conférence organisée à Bukavu sur l’avortement sécurisé en contexte humanitaire, droits, dignité et accès aux soins essentiels.

Selon lui, le gouvernement, les partenaires et les structures sanitaires doivent renforcer les capacités du personnel soignant et garantir la disponibilité des équipements et médicaments nécessaires.

En RDC, le Protocole de Maputo encadre l’interruption médicale de la grossesse, notamment, en cas de viol, d’agression sexuelle, d’inceste ou lorsque la vie ou la santé physique ou mentale de la mère ou du fœtus est en danger.

À l’occasion de la Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement, célébrée chaque 29 septembre, les acteurs appellent à mieux faire connaître ces dispositions afin de réduire les risques liés aux pratiques clandestines et garantir aux femmes un accès à des soins sûrs et dignes.

Lamberte Wakenge

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