Soucieux de maintenir la propreté de leurs parcelles, les familles libèrent de l’espace domestique en entreposant des déchets ménagers au coin des rues espérant les voir dégager rapidement.
Et ce, en se pliant volontiers aux directives de les rassembler aux points de rassemblement désignés par les autorités urbaines pour évacuation.
Malheureusement, le dispositif public montre ses limites sur le terrain. Ces sites de transit, dépourvus de toute clôture ou mesure de sécurité, ils se transforment rapidement en décharges à ciel ouvert où les immondices stagnent parfois pendant des semaines.
Cette accumulation prolongée au cœur des quartiers et avenues de la ville de Bukavu génère des risques sanitaires et environnementaux alarmants pour le voisinage immédiat.
Le constat est d’un reporter du journal Le Souverain Libre sur terrain ce vendredi 3 juillet 2026.
Le risque est d’autant plus grave que des enfants, inconscients du danger, s’amusent régulièrement à proximité de ces montagnes d’ordures, s’exposant à de graves infections, regrette un habitant du quartier Nyalukemba qui a requis l’anonymat.
Il indique que ces zones de stockage improvisées constituent également des foyers potentiels de prolifération des moustiques. Ce qui entraîne une recrudescence évidente des cas de paludisme, entre autres maladies.
Face à ce péril sanitaire, les habitants de Bukavu, réclament unanimement la pérennisation et l’efficacité du service de ramassage.
Pour eux, Il est désormais urgent que les autorités se mobilisent pour sécuriser ces points de collecte et garantir une évacuation rapide et systématique des déchets afin de préserver la santé des citoyens et de redonner à la ville un environnement sain.
Lamberte Wakenge