La question d’inclusivité lors du dialogue se veut primordial pour les acteurs politiques de la République démocratique du Congo.
L’opposant Martin Fayulu veut voir Joseph Kabila et Corneille Nangaa autour de la table du dialogue national inclusif.
Selon le leader de Lamuka, les deux personnalités sont des acteurs importants de la crise congolaise et ils devraient prendre part aux discussions.
S’exprimant le 12 août dernier à Bruxelles devant des membres de son parti, Martin Fayulu a estimé que Joseph Kabila doit notamment venir répondre aux accusations portées contre lui par Kinshasa, qui l’accuse de soutenir l’AFC-M23.
Même exigence pour Corneille Nangaa. L’ancien président de la CENI dirige aujourd’hui l’Alliance Fleuve Congo, engagée au coté du mouvement du 23 mars.
Fayulu pense que ces acteurs doivent pouvoir expliquer les raisons de leurs position et engagement dans la crise.
L’opposant propose que ce dialogue soit, notamment, consacré à la vérité, à la justice, à la réconciliation et à la cohésion nationale.
Cette prise de position relance ainsi le débat sur la notion d’« inclusivité » défendue par le pouvoir.
Félix Tshisekedi affirme vouloir organiser un dialogue différent des précédents. Le président congolais veut, notamment, éviter que ces assises débouchent sur une nouvelle négociation donnant lieu au partage des postes politiques.
Cependant, plusieurs interrogations demeurent : qui participera réellement à ce dialogue ? Joseph Kabila et Corneille Nangaa seront-ils invités ? Quelle place sera accordée aux différentes composantes de l’opposition et aux acteurs de la crise sécuritaire dans l’Est du pays ?
Ces questions pourraient trouver des réponses dans les prochains jours.
Le président Félix Tshisekedi a, cependant, annoncé une prochaine adresse à la Nation consacrée à la situation du pays et au processus de dialogue, notamment.
Cette intervention présidentielle est particulièrement attendue. Elle pourrait constituer un tournant en clarifiant les règles du jeu, les participants et les objectifs du dialogue.
Dans un pays toujours confronté à une crise sécuritaire et à de fortes tensions politiques, le défi sera désormais de transformer l’appel au dialogue en un véritable mécanisme de sortie de crise.
À Kinshasa, comme dans les rangs de l’opposition, tous les regards sont donc tournés vers la prochaine adresse de Félix Tshisekedi à la Nation.
Loïc Mambo
RDC : Fayulu réclame Kabila et Nangaa au dialogue, Tshisekedi attendu sur les contours du processus
La question d’inclusivité lors du dialogue se veut primordial pour les acteurs politiques de la République démocratique du Congo.
L’opposant Martin Fayulu veut voir Joseph Kabila et Corneille Nangaa autour de la table du dialogue national inclusif.
Selon le leader de Lamuka, les deux personnalités sont des acteurs importants de la crise congolaise et ils devraient prendre part aux discussions.
S’exprimant le 12 août dernier à Bruxelles devant des membres de son parti, Martin Fayulu a estimé que Joseph Kabila doit notamment venir répondre aux accusations portées contre lui par Kinshasa, qui l’accuse de soutenir l’AFC-M23.
Même exigence pour Corneille Nangaa. L’ancien président de la CENI dirige aujourd’hui l’Alliance Fleuve Congo, engagée au coté du mouvement du 23 mars.
Fayulu pense que ces acteurs doivent pouvoir expliquer les raisons de leurs position et engagement dans la crise.
L’opposant propose que ce dialogue soit, notamment, consacré à la vérité, à la justice, à la réconciliation et à la cohésion nationale.
Cette prise de position relance ainsi le débat sur la notion d’« inclusivité » défendue par le pouvoir.
Félix Tshisekedi affirme vouloir organiser un dialogue différent des précédents. Le président congolais veut, notamment, éviter que ces assises débouchent sur une nouvelle négociation donnant lieu au partage des postes politiques.
Cependant, plusieurs interrogations demeurent : qui participera réellement à ce dialogue ? Joseph Kabila et Corneille Nangaa seront-ils invités ? Quelle place sera accordée aux différentes composantes de l’opposition et aux acteurs de la crise sécuritaire dans l’Est du pays ?
Ces questions pourraient trouver des réponses dans les prochains jours.
Le président Félix Tshisekedi a, cependant, annoncé une prochaine adresse à la Nation consacrée à la situation du pays et au processus de dialogue, notamment.
Cette intervention présidentielle est particulièrement attendue. Elle pourrait constituer un tournant en clarifiant les règles du jeu, les participants et les objectifs du dialogue.
Dans un pays toujours confronté à une crise sécuritaire et à de fortes tensions politiques, le défi sera désormais de transformer l’appel au dialogue en un véritable mécanisme de sortie de crise.
À Kinshasa, comme dans les rangs de l’opposition, tous les regards sont donc tournés vers la prochaine adresse de Félix Tshisekedi à la Nation.
Loïc Mambo