Plusieurs petits commerçants, entrepreneurs et artisans originaires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont actuellement victimes d’arrestations arbitraires, de discrimination et de stigmatisation dans certaines provinces de la RDC.
C’est, notamment, au Maniema, en Ituri, au Haut-Katanga, au Tanganyika, dans la Tshopo, où ils exercent leurs activités commerciales depuis plusieurs décennies.
Une situation préoccupante qui prend de l’ampleur dans plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo.
C’est sont des hommes, femmes, jeunes entrepreneurs, artisans, ambulants et les responsables des micro-entreprises originaires des territoires de Walungu, Kabare, Kalehe, Idjwi, Uvira, etc.
Ces citoyens se déplacent légitimement pour survivre, mais leurs documents d’identification octroyée par les autorités du Kivu font l’objet de doute systématique.
Ils se retrouvent injustement assimilés à des rebelles ou à des étrangers, malgré les interventions régulières des structures de la société civile et des corporations économiques.
Face à cette situation préoccupante qui menace l’unité nationale, une déclaration vient d’être adressée au Vice-Premier Ministre de sécurité, ce lundi 29 juin 2026 pour dénoncer ces dérives.
À cet effet, l’élu du Kivu Olive Mudekereza sollicite respectueusement la cessation immédiate de ces harcèlements qui entache la vie de ces commerçants.
Il exige le professionnalisme des services de renseignement à travers des enquêtes objectives. Aussi une collaboration étroite avec les structures communautaires locales pour certifier l’identité des citoyens et préserver la paix sociale.
Cette mobilité commerciale interprovinciale est une réalité historique et économique bien connue qui contribue à l’unification de l’économie nationale et au développement des échanges.
Lamberte Wakenge