L’insécurité prend une allure inquiétante dans les trois communes de la ville de Bukavu.
Dans la nuit du mardi 9 juin 2026, sur l’avenue Pesage1, au quartier Nyalukemba, en commune d’Ibanda des bandits ont fait irruption dans une habitation. Les témoignages recueillis sur place révèlent qu’aux environs de 20 heures un chef de famille qui travaillait sur son ordinateur a été violemment frappé au visage et il s’est fait arracher sa machine.
Dans la même parcelle, les malfrats ont également dépouillé une personne qui conservait l’argent d’une association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC). Un autre locataire a aussi été dévalisé d’une importante somme d’argent.
Les assaillants étaient au nombre de trois, l’un était muni d’une arme. Ils ont pris la fuite après leur forfait. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.
L’ancien président de la société civile d’Ibanda, David Cikuru renseigne que d’autres bandits armés munis de machettes, haches ont semé la terreur sur l’avenue Albert Kayabu, à Nguba, en face de l’église 8ᵉ CEPAC Amani. Plusieurs habitants ont été dépouillés de leurs biens avant que les assaillants ne disparaissent dans la nature.
Par ailleurs dans la commune de Kadutu, le même mardi 9 juin, des hommes armés ont également fait irruption dans un cinéma de fortune. Après avoir immobilisé et enfermé les personnes présentes, ils les ont dépouillées de leurs téléphones et argent.
A Bagira, aux quartiers Mulambula, Cikonyi et Cikera ainsi que sur les avenues Munshekere et Cigurhi des maisons sont régulièrement visitées par des hommes en armes.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains dénoncent la prolifération des boissons fortement alcoolisées dans certains quartiers. Selon eux, certains individus passent leur journée à consommer ces boissons avant de se livrer, à la tombée de la nuit, à des actes de banditisme et à des agressions contre de paisibles citoyens.
Elle appelle les autorités compétentes à renforcer les mesures de sécurité et à lutter contre les facteurs favorisant cette insécurité.
Gertrude Shabani