La culture d’assistance en société perd de plus en plus la valeur, à Bukavu en cas d’accident ou un évènement malheureux, certaines personnes préfèrent filmer au lieu de porter secours.
Une situation qui prend déjà une ampleur dans les milieux Bukaviens.
Le sociologue Martin Mutulwa craint une perte d’assistance sociale.
Il vient de l’exprimer ce mercredi 10 juin 2026. Selon lui, il s’agit de l’ensemble des valeurs, des normes et des pratiques qui définissent comment une communauté ou une organisation apportent du soutien à ses membres vulnérables ou en difficulté.
Le psychologue Linda Murhula du centre de solidarité de Bukavu laisse entendre que l’assistance passe aussi beaucoup par les réseaux de solidarité communautaire et les associations locales et l’entraide familiale.
Il encourage le respect de la dignité en mettant l’accent à l’assistance moderne qui vise à replacer l’humain au cœur du système, en aidant les bénéficiaires à surmonter des obstacles spécifiques tout en favorisant leur autonomie à long terme.
Il insiste sur le fait que « l’assistance dans le monde professionnel reste une culture d’assistance qui désigne les dispositifs mis en place pour soutenir les collaborateurs. Elle se manifeste concrètement par Le soutien psychosocial et l’accompagnement par des assistants sociaux du travail pour des situations familiales. »
Une culture d’assistance excessive peut parfois fragiliser l’initiative individuelle si elle n’est pas renforcée par des mesures favorisant l’insertion ou l’émancipation.
La capacité d’une société à intégrer et à soutenir les personnes en situation de handicap ou marginalisées est un indicateur clé de la maturité.
La baisse des cas d’assistance et d’entraide traditionnelle s’explique par l’individualisme induit par la modernité et les réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux permettent de suivre la vie de ses proches en temps réel, ce qui donne une fausse impression de présence.
Cela diminue la nécessité perçue de rendre visite ou d’assister physiquement les membres de sa communauté.
Patrick Cishibanji