Les violences dont auraient été victimes des jeunes membres du Conseil local de la jeunesse de Wamuzimu viennent d’être dénoncées par le Cadre de concertation de la société civile.
Cette structure exprime son indignation ce mardi 9 juin 2026. Le secteur minier de Mitobo, situé dans le groupement de Banampute, en territoire de Mwenga est le plus touché.
Les victimes.sont des jeunes qui effectuaient une mission de suivi citoyen visant à vérifier l’application du récent arrêté signé par le ministre national des Mines, portant suspension des activités d’exploitation industrielle et semi-industrielle de certaines sociétés étrangères. Une démarche jugée légale, pacifique et motivée par la défense des intérêts de la communauté.
La société civile affirme cependant que ces jeunes auraient été interpellés, torturés et violemment agressés par des gardiens affectés à la coopérative de la société LUMA. Elle condamne, avec fermeté, ces actes qu’elle considère comme des traitements inhumains et dégradants, car contraires aux droits humains et aux lois de la République démocratique du Congo.
Face à la gravité des faits dénoncés, le Cadre de concertation demande aux autorités administratives, judiciaires, sécuritaires et minières de diligenter une enquête indépendante afin d’établir toute la vérité. Il sollicite également l’implication du parquet, des services de sécurité et de l’Inspection générale des Mines pour identifier et poursuivre les auteurs, complices et éventuels commanditaires de ces violences.
Par la voix de son président, Bienfait Fazili Mulonda, la société civile de Wamuzimu réaffirme sa solidarité envers les victimes et leurs familles, tout en promettant de poursuivre, par des voies pacifiques et légales, son combat pour la défense des droits de la population et la protection des ressources naturelles de la chefferie.
Gertrude Shabani