Les carcasses de voitures abandonnées et les kiosques hors d’usage sont tres souvent considérés par certaines personnes dont les autorités politico-administratives comme des caches stratégiques des bandits.
Certes, des bandits s’y cachent et ils en profitent indéniablement pour opérer dans certains quartiers de la ville de Bukavu. Toutefois, la situation soulève aujourd’hui un débat crucial qui dépasse la simple question de l’ordre public et touche directement à la gestion même de l’espace urbain.
De Panzi à Irambo en passant par Lushozi et les avenues Pesage 2 et 3, une inquietude s’installe.
Les résidents de ces entités dénoncent la présence des bandits souvent armés qui utilisent ces structures comme cachète et repère pour tracasser les paisibles citoyens .
Ils pointer du doigt ces installations précaires nécessitant une prudence de la part des autorités et des habitants.
En érigeant systématiquement chaque kiosque ou véhicule délabré en « repaire de criminels », le risque est de nourrir une confusion pouvant conduire à des dérives de justice populaire, indique David Cikuru, acteur social dans la ville de Bukavu.
« Il n’est pas rare que des sans-abris ou des enfants de la rue occupent ces espaces pour s’abriter du froid. une stigmatisation hâtive pourrait les exposer à des lynchages tragiques sous de faux soupçons», explique-il.
Pour cet acteur social, la résolution de cette crise ne pourrait se limiter à des mesures de démolition ou des délocalisation de ces voitures, kiosque et boutiques sans une vision globale de l’aménagement de la ville. »
L’assainissement de l’espace public doit impérativement s’accompagner d’une sécurisation réelle des zones d’ombre avec des agents des patrouilles et le renforcement des éclairages publics pour ne pas simplement déplacer le problème vers un autre », conclut David Cikuru.
C’est dans ce contexte de protection civile que le maire de Bukavu, le Docteur Nicolas Kyalangalilwa Mulondani, a annoncé l’évacuation imminente des structures jugées anarchiques.
Il l’a déclaré le mercredi 6 mai 2026 lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques.
La rencontre était organisée dans le cadre de l’assainissement urbain et de la lutte contre l’occupation anarchique des espaces publics.
Au cours de ces assises, le Docteur Nicolas Kyalangalilwa a réitéré sa volonté de restaurer l’image de la ville tout en luttant contre les foyers d’insécurité.
Lamberte Wakenge