Kalehe:L’insécurité généralisée pour couvrir des règlements des comptes

Les groupes armés se réactivent et sèment terreur et désolation dans le  groupement de Kalonge en territoire de Kalehe. Les crimes enregistrés ne sont pas tous crapuleux. Certains sont des règlements de comptes contre quelques individus ou familles et entre certains complices ou adversaires. Cas d’une lignée patriote …

Des jeunes agressent, le 28 avril vers 20 heures et demie,  une dame de Cifunzi. Ils lui déchirent les habits et arrachent le sac avant de se volatiliser dans la nature de la forêt. La victime affirme avoir été torturée et dépouillée de  200 $.

Ces hommes drogués la filent depuis le marché du village. Le commandant local des Forces armées de la RD Congo (Fardc) promet de traquer les malfaiteurs jusque dans leurs derniers retranchements. Le groupement de Kalonge connaît la recrudescence de l’insécurité. Le nombre des déplacés risque d’augmenter.

Le coup ne relève pas du hasard. Les Okito visés par les anciens miliciens des groupes armés parce qu’ils ne sont pas originaires de la contrée. D’autres hommes attaquent, dans la nuit du lendemain 29 avril vers 22 heures, un autre membre de cette famille. Selon le défenseur des droits humains, Cizungu Mukelenge, les assaillants ont emporté 190 000 francs congolais, deux téléphones portables et un récepteur radio. « Les cris des voisins ont fait fuir ces bandits qui ont tiré trois balles de sommation pour décourager les plus audacieux », raconte-t-il, l’air anxieux.

Selon lui, la famille Okito, reçoit, le 29 mars, un mois plus tôt, la lettre d’un groupe armé qui annonce venir chercher leur père et frère Joseph Shako. Depuis lors, les torchons brûlent entre deux communautés dans le groupement de Mubuku. L’une accuse l’autre d’être à la base de la poursuite de la demi-sœur de Shako Okito Joseph.

La société civile de Ramba demande aux autorités locales et militaires de mener des enquêtes pour retrouver les jeunes hommes armés.

Le chef du groupement de Mubuku, lui, inscrit le conflit entre la communauté des Hutu et celle des Batembo dans la réunion de concertation convoquée le 20 avril à Karasi.

«  Les vaches sont pillées vers Katasomwa. Les membres de la famille Wetesha Okito semblent visés. Pourquoi s’en prendre à eux qui sont allogènes résidant dans ce groupement depuis des décennies », interroge-t-il, ahuri, l’assistance.

Les habitants alertés se réveillent et enferment les assaillants dans cette maison. Des militaires interviennent, arrêtent les trois assaillants et les acheminent à la prison centrale de Kalehe. Après un questionnement, on retrouve qu’ils sont des éléments du régiment des FARDC basé à Ihusi.

Depuis longtemps, les combattants viennent de partout et recherchent un certain Joseph Okito. Ce dernier aurait dénoncé des exactions dont la population était objet l’entrée dans la première décennie de ce siècle.

« En 2010, les Raiya Mutomboki ont arrêté un véhicule dans lequel Joseph Okito était censé être à bord. Ceux-ci avaient confondu Joseph Shako à son jumeau du nom d’Omba Okito Albert.
Les militaires loyalistes sont intervenus pour le sauver. Le père de Joseph est enlevé le 4 septembre 2019. Il est retrouvé, le lendemain, remis dans son domicile mais mort ».

Le nouveau président de l’Assemblée nationale, Mbosso, entend mettre fin à l’insécurité dans l’Est de la Rdc. « Des politiciens entretiennent des milices dans différents villages du Kivu. Chaque acteur politique doit œuvrer pour la paix », martèle-t-il.

·         Egide Kitumaini

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