Dialogue en RDC : l’opposition C64 tend la main, l’AFC/M23 de Nangaa boycotte

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La dynamique autour d’un dialogue politique en République démocratique du Congo continue de susciter des positions divergentes entre les principaux acteurs de la scène politique.

Alors que la coalition C64 de l’opposition se dit disposée à donner une chance au processus annoncé par les autorités, l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), dirigée par Corneille Nangaa, rejette catégoriquement toute perspective de discussions avec Kinshasa.

Corneille Nangaa a fermé la porte à toute participation au processus. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, le coordonnateur de l’AFC/M23 a accusé les autorités de Kinshasa de ne jamais respecter leurs engagements et a estimé que la crise congolaise ne pouvait être résolue par de nouveaux compromis politiques.

Pour lui, la priorité réside dans une refondation de l’État, articulée autour de la mise en place d’une armée dissuasive, d’une police protectrice, d’une justice indépendante et d’une administration fonctionnelle.

Cette prise de position constitue l’un des premiers rejets explicites du dialogue annoncé par les autorités congolaises. Elle met en évidence les difficultés auxquelles pourrait se heurter le caractère inclusif du processus certains acteurs refusant toujours de reconnaître le pouvoir de Kinshasa comme interlocuteur.

L’AFC/M23 campe sur son refus de toute négociation avec Kinshasa. Ces positions contrastées illustrent les défis qui attendent les initiateurs du dialogue, dont la réussite dépendra de leur capacité à réunir autour d’une même table les différentes composantes de la classe politique congolaise.

Réunie à l’issue de plusieurs concertations, la coalition C64 indique avoir pris acte de l’annonce de la Présidence de la République relative à l’organisation d’un dialogue inclusif, apaisé et résolument républicain, dans le respect des institutions et de la Constitution.

Répondant à l’appel de la CENCO et de l’ECC, la plateforme affirme vouloir privilégier les voies pacifiques pour rechercher des solutions à la crise multidimensionnelle que traverse le pays.

Dans cette optique, la C64 a décidé de reporter la marche pacifique prévue le 22 juillet 2026. Elle estime qu’il convient d’épuiser toutes les possibilités offertes par le dialogue. La coalition attend toutefois des actes concrets du pouvoir, notamment la convocation officielle du dialogue avant le 15 août 2026. Elle réaffirme son attachement au respect strict de la Constitution, particulièrement des dispositions relatives à la limitation des mandats présidentiels.

La C64 choisit de suspendre ses actions de rue pour laisser une chance aux discussions. Pour sa part, la majorité présidentielle défend la tenue d’un dialogue inclusif comme une réponse aux défis sécuritaires, politiques, économiques et sociaux auxquels fait face la RDC. Selon la Présidence, ce cadre de concertation devra se dérouler dans le respect des institutions républicaines et de la Constitution

L’objectif est de renforcer la cohésion nationale, consolider la paix et favoriser une sortie durable de la crise.

De son côté, la majorité présidentielle réaffirme son engagement en faveur d’un dialogue inclusif, présenté comme un levier pour préserver la paix et la stabilité du pays.

 

Loïc Mambo

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