Bukavu : Face au silence vis-à-vis de l’insécurité, les élus du peuple sont qualifiés de complaisants.

La recrudescence de l’insécurité dans la ville inquiète au plus haut point les défenseurs des droits humains. Ces acteurs de la société civile accusent certains élus du peuple de ne rien faire de concret pour pousser l’exécutif à prendre des dispositions utiles quant à cette question. Sont-ils complaisants ?

Selon Fréderic Mushagalusa président de l’assemblée citoyenne en Rdc, les députés provinciaux prouvent leur limite en matière de promotion de la sécurité au Sud Kivu.

Pourtant, parmi les attributions de la commission défense et sécurité à l’hémicycle provincial, figurent des actions de pouvoir documenter des cas d’insécurité en province afin d’en faire de la matière à traiter au cours des différentes plénières. L’objectif de cet exercice est de pouvoir interpeller les détenteurs de pouvoir pour des solutions idoines.

Mushagalusa pense qu’ils gèrent cette question avec légèreté. Cet acteur de la société civile appelle les élus du peuple à se mettre résolument au travail afin de contraindre le gouvernement Théo Ngwabije à être responsable et plus regardant sur des questions liées à la sécurité des personnes et leurs biens.

« Comment est-ce possible que des gens meurent la nuit comme le jour sous le regard impuissant des élus qui sont censés plaider la cause de leurs électeurs », se questionne ce défenseur des droits humains.
Tout en déplorant cette situation, la députée provinciale élue de Bukavu, Beatrice Kinja Mwendanga regrette aussi le fait qu’en dépit des actions parlementaires menées par les députés en faveur de la population, le gouvernement provincial déclare toujours qu’il est à pied d’œuvre pour réduire l’insécurité. Malheureusement, rien ne semble marcher.

Le week-end dernier, quatre personnes ont trouvé la mort à Bukavu à la suite de l’insécurité causée par des hommes en tenue militaire. Ils sont assimilés à des bandits armés.
Plusieurs cas de justice populaire sont documentés à travers la ville. Des cas de cambriolage deviennent légion. Des coups de balles retentissent chaque jour. Bref, une couche de la population est traumatisée par cette situation.

A Bukavu, des personnes meurent plus que celles atteintes par le coronavirus.

  • Trésor Ilanga

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