La résurgence de la maladie des mains sales inquiète vivement la société civile du Sud-Kivu.
Le choléra se manifeste par des diarrhées aiguës entraînant une déshydratation rapide, souvent fatale en l’absence de soins immédiats.
Le choléra est causé par une infection d’origine bactérienne causée par le Vibrio cholerae.
Selon Eric Makusudi, président de la société civile locale de Kalonge, 5 personnes ont perdu la vie en l’espace de cinq jours et de nombreuses autres présentant des symptômes du choléra restent prises en charge ce lundi 12 octobre 2026.
C’est dans l’aire de santé de Chaminunu, rattachée à la zone de santé de Kalonge, situé à 24 kilomètres de l’hôpital général de référence de Kalonge.
Face à ce péril sanitaire, Eric Makusudi interpelle d’urgence la Regideso. Il exige la fourniture d’une eau potable correctement traitée pour éliminer le germe et protéger les ménages.
Baraka Musombwa, président national intérimaire du bureau de coordination du Mouvement de la société civile du Congo, MSCO, quant à lui, appelle la population du Sud-Kivu à la vigilance et au respect des règles d’hygiène élémentaires. C’est entre autre, se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon ou à la cendre, nettoyer minutieusement les fruits, assainir les maisons et cadre et son environnement et aussi veiller à bien gérer les déchets ménagers.
Ce leader communautaire insiste enfin sur l’interdiction stricte de l’automédication et exhorte les habitants à acheminer, sans délai, tout patient suspect vers une structure médicale afin de sauver d’autres vies humaines.
Baraka Musombwa, sollicite une implication accrue de la Division provinciale de la santé, DPS, et ses partenaires afin de radier toute forme de cholera dans la province.
Lamberte Wakenge