Se situant entre conflits armés, déplacements de population et précarité, l’Hôpital général de référence de Mwenga a enregistré 4 440 cas de troubles mentaux entre janvier et le 9 octobre 2026.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, le psychologue clinicien Timothée Musimbi Ephraïm a rappelé que « la santé mentale est indissociable de la santé ».
Selon lui, l’insécurité et les difficultés socio-économiques fragilisent l’équilibre psychologique de la population.
Les données hospitalières révèlent une forte prédominance des troubles anxieux, avec 1 500 cas, dont 1 000 chez les femmes. La dépression arrive en deuxième position avec 1 000 cas, parmi lesquels 792 concernent également des femmes. L’hôpital a aussi recensé 700 cas de stress post-traumatique.
Face à cette situation, le Cadre de concertation de la société civile de Mwenga appelle la population à se faire consulter à l’Hôpital général de référence afin d’évaluer son état psychologique et de bénéficier d’une prise en charge adaptée.
À Mwenga, la santé mentale apparaît ainsi comme un enjeu majeur, dans un contexte où les traumatismes liés à la guerre et la précarité pèsent lourdement sur le quotidien des habitants.
Loraine Furaha depuis Mwenga