Kabare : SOPRODE réunit les agriculteurs de Miti et Mudaka autour de l’agroécologie et du zéro déchet

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Murhesa, territoire de Kabare — 30 septembre 2026. — Solidarité pour la Protection des Droits de l’Enfant (SOPRODE) a organisé, du 28 au 29 septembre 2026 à Murhesa, un atelier communautaire de renforcement des capacités à l’intention des agriculteurs des groupements de Miti et Mudaka.

Tenue au Grand Séminaire de Murhesa (Théologat Saint Pie X), cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Études de cas en agroécologie et zéro déchet pour une agriculture durable et le plaidoyer dans le territoire de Kabare, RDC ».

L’atelier avait pour objectif de renforcer les capacités des participants tout en recueillant et documentant les pratiques agroécologiques et des solutions zéro déchet déjà mises en œuvre dans les communautés.

Une approche participative centrée sur les savoirs locaux

La première journée a été consacrée principalement à une cartographie participative des pratiques agroécologiques locales.

Les participants ont été répartis en groupes selon leurs localités afin de partager leurs expériences dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. À l’aide d’un outil de collecte participative, ils ont été invités à identifier les pratiques existantes et à préciser leur mode de mise en œuvre, leur origine, les raisons de leur adoption ainsi que les résultats et difficultés observés.

Les échanges ont notamment porté sur le compostage et la fumure organique, l’association et la rotation des cultures, l’agroforesterie, la lutte contre l’érosion, la valorisation des résidus et déchets organiques, l’association agriculture-élevage et les alternatives aux pesticides et aux engrais chimiques dangereux.

Les travaux en groupes ont ensuite fait l’objet de restitutions permettant de comparer les expériences des différentes localités.

Ces restitutions constituent une première base de repérage des pratiques et expériences qui pourront être sélectionnées et approfondies dans le cadre des études de cas du projet.

Cette démarche vise à partir des connaissances des agriculteurs eux-mêmes, considérés comme des sources essentielles d’information sur les pratiques développées et adaptées à leur environnement.

Des démonstrations et une ouverture sur le terrain

La deuxième journée a été consacrée à l’approfondissement des pratiques identifiées, avec des démonstrations pratiques, des échanges d’expériences et une descente dans certains champs environnants.

Cette approche a permis de compléter les échanges en salle par l’observation des pratiques dans leur contexte réel et par des discussions avec les producteurs.

Une attention particulière a été accordée aux solutions favorisant une meilleure utilisation des ressources locales, la réduction des déchets et la diminution de la dépendance aux intrants chimiques dangereux.

Une base pour les études de cas

Au-delà de la formation, l’atelier constitue une étape importante dans le processus de documentation du projet.

Les informations recueillies lors des travaux de groupe, des échanges et des observations de terrain permettront d’identifier les pratiques et expériences qui pourront être approfondies à travers des entretiens et des visites de terrain, afin de contribuer à l’élaboration des études de cas du projet.

Ces études de cas visent notamment à mettre en lumière les solutions locales développées par les communautés pour améliorer la fertilité des sols, valoriser les ressources organiques, réduire l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques dangereux et renforcer la résilience des exploitations.

L’atelier a été facilité par Bunani Kabwanda Marc, agronome et chercheur à l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomiques (INERA), Centre de Mulungu.

L’atelier s’est achevé par un engagement des participants à promouvoir et à mettre en pratique des solutions agropastorales durables et zéro déchet dans leurs communautés, ainsi qu’à contribuer au plaidoyer en faveur de leur promotion et de leur adoption.

À travers cette initiative, SOPRODE entend contribuer à la valorisation des savoirs locaux, au partage des expériences et à la promotion d’une agriculture plus durable dans le territoire de Kabare.

Le projet est mis en œuvre par SOPRODE avec l’appui du Global Greengrants Fund (GGF), sur recommandation de Pesticide Action Network Africa (PAN Africa).

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