Au lendemain des incidents lors de la marche de la C64, Martin Fayulu annonce des poursuites judiciaires tandis que l’UDPS appelle à une nouvelle mobilisation populaire.
La marche de la Coalition de l’article 64, C64, organisée mardi 15 septembre à Kinshasa contre tout projet de changement de la Constitution, a été marquée par des incidents à Limete.
Parti de l’Échangeur de Limete, le cortège, encadré au départ par la Police, n’a finalement pas atteint le siège de l’ECiDé, point de chute prévu. Selon Actualité.cd, la situation s’est tendue aux alentours des 11ᵉ et 12ᵉ rues. Des jeunes présentés comme membres de la Force du progrès, affiliée à l’UDPS, ont fait face aux manifestants. La Police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protagonistes.
Martin Fayulu affirme avoir été pris pour cible lors de la marche. « Félix Tshisekedi nous a tendu un guet-apens », a déclaré l’opposant devant la presse. Il accuse des membres de la Force du progrès d’avoir été placés devant les policiers chargés d’encadrer la manifestation. Certains étaient munis de machettes, selon lui. Ces accusations sont contestées ou restent à établir .
Fayulu annonce vouloir s’engager sur le terrain judiciaire. « La prochaine étape, c’est de traduire Tshisekedi, son gouvernement et l’Hôtel de ville de Kinshasa devant les tribunaux nationaux et des instances internationales », a-t-il déclaré.
Il dénonce plusieurs blessés et de possibles pertes en vies humaines, sans fournir de bilan précis.
En face, la réaction du camp présidentiel ne s’est pas fait attendre. L’UDPS appelle à une mobilisation populaire le 22 septembre prochain, dans les 145 territoires du pays. Le parti affirme vouloir mobiliser ses membres, ses alliés, la société civile, les confessions religieuses et les mouvements étudiants pour soutenir les institutions, la loi sur le référendum et le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi.
Deux mobilisations, donc, avec deux positions opposées sur l’évolution institutionnelle du pays.
Loïc Mambo