À Bulambika, dans la chefferie de Buloho, le salongo hebdomadaire suscite des inquiétudes au sein d’une partie de la population.
La participation à ces travaux communautaires serait désormais contrôlée au moyen de jetons, avec des amendes signalées en cas d’absence.
Selon le nouveau bourgmestre de la commune rurale de Bulambika, Bashirongo Kabateka Isaac, le salongo est organisé chaque mardi, de 7 heures à 11 heures.
L’objectif affiché est notamment d’assainir les routes et différents quartiers de la commune.
À la fin des travaux, chaque participant reçoit un jeton servant de preuve de sa participation.
Durant les quatre heures consacrées au salongo, les activités commerciales sont suspendues. Boutiques, magasins et pharmacies sont notamment appelés à fermer leurs portes.
Mais cette mesure suscite des préoccupations.
Plusieurs sources locales affirment que des personnes se présentant comme des agents de l’ordre effectueraient des contrôles dans les quartiers pour identifier ceux qui ne disposent pas de jeton.
Ces contrôles donneraient parfois lieu à des rançonnements d’argent, dont le montant varierait selon les circonstances.
Un cas de violence aurait également été enregistré. D’après des témoignages recueillis localement, un jeune homme aurait été violemment fouetté après avoir résisté lors d’une opération de recouvrement.
Les autorités compétentes invitent par ailleurs les victimes et les témoins d’éventuels abus à saisir les services habilités afin que les faits puissent être vérifiés et que leurs auteurs répondent de leurs actes.
À Bulambika, l’enjeu est désormais de concilier les objectifs d’assainissement et de mobilisation communautaire avec le respect des droits fondamentaux de la population.
Rédaction