Dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu, les débits de boissons sont inondés par les jeunes et adultes.
Les hommes et femmes sont au rendez-vous pour partager quelques verres.
Alors que certains disent consommer avec modération, d’autres en revanche en font un usage excessif, malgré les risques pour la santé.
Le nutritionniste Janvier Mugisho de l’association sans but lucratif, Action sociale de lutte contre la pauvreté ASLP en sigle relève que certains jeunes se livrent à la violence après la consommation de la bière sans modération.
Il vient de signifier ce samedi 22 août dans le cadre de la campagne » Malisho Bora Shukrani » .
Et d’ajouter que d’autres s’en ivrent sans tenir compte des conséquences sanitaires.
» Sur le plan sanitaire, la consommation des boissons fortement alcoolisées à un danger, et ce avec la faiblesse du corps et la force physique.
La sécurité alimentaire existe lorsque toutes les personnes ont, à tout moment, un accès physique, social et économique à une alimentation suffisante, saine et nutritive qui satisfait leurs besoins énergétiques et leurs préférences pour mener une vie active et saine. Le bon usage nutritionnel et la garantie d’en profiter durablement.Et ce, avec les piliers principaux.
Et surtout avoir assez de nourriture sur place grâce à la production locale ou aux importations ». a fait savoir Janvier Mugisho.
De son côté, Ashuza Kwigomba, expert en santé communautaire, recommande à ceux qui consomment de la bière de bien manger avant de boire.
« l’alcool a son utilité à la santé mais son excès est un poison, d’où la nécessité à l’observance des normes du système de la sécurité alimentaire», martèle Ashuza Kwigomba.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 2,6 millions de décès ont été attribués à la consommation d’alcool dans le monde en 2019.
L’OMS précise que l’alcool intervient dans plus de 200 maladies, traumatismes et autres problèmes de santé.
Les jeunes adultes figurent parmi les plus exposés. En 2019, les personnes âgées de 20 à 39 ans représentaient 13 % des décès attribuables à l’alcool, selon les données de l’OMS
Au-delà des conséquences sanitaires, l’alcool est également associé à des accidents de la circulation, à certaines violences et à des difficultés dans la vie familiale et sociale.
Patrick Cishibanji