Mwenga : Recrudescence des cas de femmes contraintes à l’acte sexuel dans des carrés miniers

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Certaines femmes engagées dans des activités minières vivent une situation préoccupante.

Le Cadre de concertation de la société Civile de Mwenga- CCTSC en sigle, il vient de tirer la sonnette d’alarme. Il dénonce des abus sexuels de tous bords.

Dans un entretien accordée au Souverain libre ce mercredi 6 mai 2026, la structure citoyenne renseigne que sur le site minier de Biziwa, situé dans le groupement de Baligi dans la chefferie de Wamuzimu, la situation est alarmante.

 

Elle révèle que des femmes engagées dans les activités minières témoignent un quotidien marqué par une exploitation sexuelle systémique.

 

Certains responsables des sites se servent du corps de la femme comme monnaie d’échange de certains services et faveurs.

 

Et d’ajouter que ces femmes font face à la réalité brutale du « sexe contre travail ». Une telle pratique dégrade la femme, des tâches sont arbitrairement reportées par ceux qui détiennent l’autorité sur les puits.

 

*Une situation condamnant des femmes à une peine marquante*

 

 » Nous perçevons des revenus dérisoires tout en nous exposant à des risques sanitaires dévastateurs, entre le port de lourds fagots qui brisent nos colonnes vertébrales et les journées entières passées dans des eaux souillées sources d’infections cutanées et génitales », s’indigne une femme qui a requis l’anonymat.

 

*Une menace constante à l’intégrité physique*

 

À cela s’ajoute une vulnérabilité accrue aux maladies sexuellement transmissibles et une instabilité sociale qui dégénère souvent en violences physiques ou en bagarres au sein même de leur foyer.

 

Mukamba Milenge Henri, coordonnateur ad intérim du CCTSC de Mwenga, plaide avec insistance pour ces femmes travailleuses dans les mines pour une transition vers des stratégies de survie plus dignes.

Il encourage vivement l’orientation des femmes vers l’apprentissage de métiers artisanaux ou le renforcement du petit commerce, afin de les extraire durablement des travaux de mines.

L’amélioration de leur condition exige cependant un engagement ferme de l’État.

Selon lui, il est impérieux que le gouvernement congolais allège la pression fiscale sur les activités génératrices de revenus alternatives menées par ces mères de famille. Si le droit au travail est universel, la place de la femme ne devrait plus se situer dans l’insalubrité et la violence des sites miniers, mais dans des secteurs qui garantissent la sécurité de leur ménage et le respect de la dignité humaine.

 

Lamberte Wakenge

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