Bukavu: Des cas de pendaisons et suicides prennent une allure inquiétante

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La ville de Bukavu est confrontée à une série de cas de personnes retrouvées mortes par pendaison. La situation suscite de nombreuses interrogations au sein de la population.

Le cas le plus récent est celui d’un certain Antoine, âgé de plus ou moins 34 ans, chauffeur sur l’axe Walungu et habitant de la commune de Kadutu. Il vient d’être retrouvé mort par pendaison dans sa maison le lundi 3 août 2026.

L’acteur de la société civile, David Cikuru renseigne que le corp de la victime a été découvert dans la chambre au cours de la journée. Il a été transféré à l’Hôpital Général de Référence de Bukavu pour des formalités d’usage.

Sa ceinture lui a servi d’outil pour se pendre.

 

Les circonstances exactes du décès restent à établir. Les autorités n’ont pas encore confirmé s’il s’agit d’un suicide ou d’un acte criminel.

Pour Lumière Singay, coordonnatrice de l’organisation Stop Suicide au Sud-Kivu, le suicide est avant tout une question de santé mentale qui nécessite une prise en charge sérieuse. Elle regrette que les troubles psychologiques soient encore mal compris et souvent négligés dans la société.

Elle ajoute que si les personnes souffrant d’une maladie physique consultaient régulièrement un centre de santé, celles confrontées à une souffrance psychologique hésitent encore à demander l’aide d’un spécialiste. Pourtant, plusieurs signes peuvent révéler une détresse psychologique, notamment l’anxiété, l’irritabilité, les troubles du sommeil, la perte d’appétit, une fatigue persistante ou encore des difficultés de concentration.

Lumière Singay encourage les personnes concernées à consulter un psychologue, un psychiatre ou tout autre professionnel de la santé mentale. Elle invite également les familles et les proches à rester attentifs aux personnes en souffrance, à favoriser un dialogue ouvert et sans jugement, afin qu’elles puissent bénéficier d’un accompagnement adapté.

Face à la multiplication de ces drames, les acteurs sociaux estiment que la prévention de la détresse psychologique est une responsabilité collective. Ils appellent les familles, les autorités, les leaders communautaires et religieux ainsi que les organisations de la société civile à renforcer les actions de sensibilisation, d’écoute et d’accompagnement pour prévenir de nouveaux cas dans la communauté.

 

Gertrude Shabani

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