Le collectif des enseignants, chercheurs, étudiants, cadres scientifiques de Bukavu et Goma se dit outré par la situation universitaire qui sévit dans les deux villes. Les pétitionnaires stipulent que cette situation menace la formation de plus de 50 000 étudiants et plonge une partie du personnel universitaire dans la précarité. Ils demandent aux deux parties de préserver les campus de toute instrumentalisation politique et de permettre la reprise des enseignements.
L’année académique 2026-2027 est dans l’impasse à Bukavu et Goma. Le Gouvernement central a suspendu, jusqu’à nouvel ordre, les activités académiques et para-académiques dans onze établissements publics d’enseignement supérieur. C’est après la désignation par l’AFC/M23 de nouveaux membres des comités de gestion.
La mesure, prise le 20 août dernier par le ministère de l’Enseignement supérieur, concerne six établissements à Bukavu, dont l’Université Officielle de Bukavu, l’ISC, l’ISTM, l’ISP, l’ISDR et l’ISAM, ainsi que cinq institutions à Goma.
Les pétitionnaires appellent ainsi les deux parties à préserver les universités de toute instrumentalisation politique ou militaire et à permettre la reprise des enseignements.
Ils proposent, notamment, la « sanctuarisation » des campus de Bukavu et Goma, ainsi qu’un processus neutre pour la désignation des responsables académiques.
Le sociologue Emmanuel Akonkwa Nfizi, signataire de la pétition, appelle à privilégier l’intérêt des étudiants et la continuité de la formation.
Les pétitionnaires plaident aux bons offices pour contribuer à sortir de cette impasse.
Selon eux, l’urgence est désormais de sauver l’année académique et de maintenir les universités à l’écart du conflit.
Loïc Mambo