La gestion de la Servitude CRM, située au quartier Cikonyi, en commune de Bagira, est au cœur d’un conflit opposant le Comité de la Servitude CRM aux propriétaires de kiosques installés au centre CRM.
Dans un communiqué rendu public le 27 juillet 2026, le Comité indique que cet espace public a été aménagé et développé par la population depuis 2012 grâce à des contributions communautaires.
Selon lui, la Servitude CRM est devenue un patrimoine collectif indispensable aux habitants des quartiers Cikonyi, Mulambula et Cikera.
Le Comité affirme que cet espace joue plusieurs rôles d’utilité publique. Il sert de parking, lieu de déchargement des produits de première nécessité, d’espace de stockage des matériaux de construction, de cadre pour les réunions des autorités, les activités de plusieurs établissements scolaires ainsi que les rassemblements religieux de différentes églises, etc.
Cependant, ses responsables dénoncent des tentatives d’occupation illégale de cette servitude par des particuliers qui envisageraient d’y installer des conteneurs à des fins privées. Ils estiment qu’une telle initiative priverait la communauté d’un espace essentiel et sollicitent l’intervention des autorités provinciales, urbaines et communales afin d’assurer la protection définitive de ce patrimoine communautaire.
Le Comité exprime également sa reconnaissance au bourgmestre de Bagira pour son implication dans la préservation de cet espace.
De leur côté, les propriétaires des kiosques disent avoir été informés d’une décision verbale de déguerpissement. Dans leur correspondance adressée au bourgmestre, ils se présentent comme des locataires de bonne foi qui s’acquittent régulièrement de leurs obligations fiscales. Ils rappellent avoir entrepris, sur fonds propres, les travaux de pavage de la route menant au centre CRM dans le but de contribuer au développement de leur milieu de travail.
Ils affirment également avoir un projet de transformation de leurs kiosques en échoppes conformes aux exigences de l’État et demandent la suspension de toute mesure d’expulsion.
Selon eux, un dialogue permettrait de trouver une solution équilibrée, dans l’intérêt de la population et dans le respect de la paix sociale.
Jusqu’à présent, les autorités provinciales, urbaines et communales n’ont pas encore communiqué officiellement leur position sur ce dossier, qui continue de susciter l’attention des habitants de Bagira.
Gertrude Shabani