Après l’ouverture du trafic sur la route nationale numéro 5, reliant la ville de Bukavu à Uvira, les barrières illégales se sont multipliées. Des hommes en armes identifiés comme des Wazalendo tracassent des passants sur cette route. Ils érigent en toute clandestinité une dizaine de barrières à partir de Kabunambo jusqu’à la porte de la ville d’Uvira.
Ils font payer les usagers selon leur humeur. A certaines barrières, ces Wazalendo exigent cinq mille francs ou moins par passager. Il suffit de s’opposer à cette exigence pour être maltraité et payer en suite des amandes.
L’axe où ces barrières illégales sont concentrées c’est entre Biriba, Runingu, Sange, Luvungi et Kiliba.
Pour toutes ces barrières, il faut débourser au moins 20 ou 30 mille francs Congolais.
A cela s’ajoute également le coût élevé du prix de transport par Bus ou Taxi Bus. Actuellement, pour atteindre la ville d’Uvira, les agences de voyage font payer 40 mille et d’autres 50 mille Francs Congolais. Un prix qui était auparavant de cinq dollars américains.
Cette situation est décriée par plus d’une personne mais sans solution. Les acteurs de la société civile se sont mobilisés pour dénoncer ces tracasseries dont sont victimes les passagers mais en vain.
Les forces de l’ordre utilisent le prétexte de vérification d’identité ou de contrôle sécuritaire.
Sur ce tronçon, les positions des éléments de l’AFC-M23 s’étendent de Bukavu à Kamanyola, en passant par Nyantende, Nyangezi et les escarpements de Ngomo.
Dans cette partie, la situation semble être calme, le passage est libre, sans trop de tracasseries.
Héritier Bashige