Sud-Kivu : L’Accord de paix de Washington et celui attendu de Doha n’intègre pas la question de la justice ni celle des victimes.

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L’Initiative Congolaise pour la Justice et la Paix, ICJP en sigle, alerte sur la situation des défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo.

L’alerte est contenue dans son feuillet hebdomadaire d’informations, publié le 9 décembre 2025, à la veille du 77ᵉ anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme DUDH.

Selon l’ICJP, citant le Bureau conjoint des Nations-unies aux Droits de l’Homme, 535 violations et atteintes aux droits humains ont été recensées en juillet 2025 en RDC. Le chiffre représente une hausse de 6 % par rapport au mois de juin.

Le Nord-Kivu et Sud-Kivu concentrent près de 87 % de ces cas, précise le communiqué.

Selon les chiffres cités dans le feuillet, plus de 9 000 personnes ont été tuées. La RDC compte près de 700 000 réfugiés, plus de 7 millions de déplacés internes et 11 444 victimes de violences sexuelles au Sud-Kivu.

L’ICJP souligne que les Accords de paix de Doha et de Washington n’intègrent pas la question de la justice ni celle des victimes. Elle estime que cette omission compromet la paix durable.

Dans ce contexte sécuritaire, le coordonnateur de l’ICJP, Raphaël Wakenge, affirme que les défenseurs des droits humains évoluent « entre le marteau et l’enclume ».

Il appelle les acteurs de la société civile, les médias et les mouvements citoyens à la prudence et à la vigilance.

Proclamée le 10 décembre 1948 à Paris, la Déclaration universelle des droits de l’homme demeure la référence internationale en matière de droits humains.

 

Pascal Boroto

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