Sud Kivu : des femmes et filles, cibles de différents bourreaux

Une femme accusée de sorcellerie est en fuite en une destination inconnue dans le groupement d’Irhambi Katana. Cela fait suite à des propos l’accusant de sorcellerie par ses voisins. Elle est accusée d’avoir ensorcelé deux jeunes garçons de sa concubine.

Deux jeunes garçons habitants du groupement d’Irhambi sont décédés de manière mystérieuse à Chahoboka, à en croire certains spectateurs du coin.

Dans la journée de 10 septembre, une femme pointée d’être à la base de leur décès a échappé de justesse à une scène de justice populaire.

Elle est  accusée d’avoir tué en une journée, les deux jeunes garçons qui appartenaient à son mari à en croire Philomène Bikuba, actrice social résident à Katana dans le territoire de Kabare.

En colère, certains jeunes ont incendié deux maisons dont les propriétaires sont proches de la femme accusée d’être à la base de ce forfait. 

Un phénomène qui prend de l’ampleur dans différents coins de la province du Sud Kivu et qui doit être dénoncé et découragé par des acteurs sociaux ainsi que des autorités locales.

La justice populaire à Katana, une situation similaire à Misisi

Dans cette partie de la province du Sud Kivu, il s’observe également une recrudescence de crime crapuleux. Ce, après le lynchage de deux femmes ce dimanche passé, accusées également de sorcellerie.

Elles sont accusées d’avoir tué à travers la sorcellerie, une mère de sept enfants. Les femmes de troisième âge sont les plus ciblées par des personnes de mauvaise intention.

Dans le secteur de Ngandja en territoire de Fizi, les acteurs sociaux condamnent ces actes crapuleux dont sont victimes les femmes et les filles plus particulièrement dans plusieurs villages en territoire de Fizi.

Ils regrettent que dans la zone de santé de Mboko en territoire de Fizi, une femme de soixante et dix ans a été tuée à Kabondozi en date du 3 septembre. Elle a été accusée également de sorcellerie.

« Les autorités doivent s’investir afin de mettre un terme à ce phénomène devenu récurrent dans cette partie de Fizi », condamne Muzaliwa Mishi, président du noyau de la société civile à Misisi.

·         Egide Kitumaini

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