Bukavu : l’eau expose les femmes de Panzi au viol

Les mamans et les fillettes de Panzi se lèvent aux premiers chants des coqs pour chercher de l’eau. Elles risquent d’être abusées voire enlevées.


Les gouttes d’eau ne coulent plus à profusion de la cinquantaine des bornes fontaines installées, il y a plus d’un an, dans le quartier Panzi.


La soleil caniculaire de la saison sèche aurait asséché ou du moins réduit le débit de la rivière, qui alimente ces ouvrages à partir de Mazigiro vers Nyatende dans le territoire de Kabare.


Des femmes et enfants trimbalent des bidons vides ou pleins d’eau, sur la tête ou au dos, sur les routes et dans les rues de cette entité de la commune d’Ibanda.
Les uns se dirigent ou reviennent, de loin, des avenues Route d’Uvira et Kibombo. D’autres descendent ou remontent de la rivière Ruzizi et risquent des noyades.


Des mamans et des fillettes se réveillent très tôt, entre 4 et 6 heures, dès les premiers chants des coqs. Elles courent les risques d’être agressées, violées si pas enlevées pendant lactuelle recrudescence de l’insécurité dans la ville de Bukavu.
Le président de la société civile de Panzi, Redouta Mweresi, déplore le retard enregistré pour doter cette population de l’eau potable. D’après lui, Mercy Corps est l’initiateur du projet Mazigiro.


Cette ONG internationale a promis à la population de Panzi d’inaugurer des bornes fontaines, d’autres bornes fontaines en mai dernier, il y a presque deux mois. Jusquaujourd’hui, rien nest fait.


L’autorité provinciale vient déchanger, le lundi 15 juin, il y a semaine, avec les responsables de Mercy Corp et de la Regideso, pour chercher une solution au problème du manque d’eau potable à Panzi.

Christian Kika



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