Bukavu : Les journalistes sont les premières bouches des victimes des atrocités humaines

Un noyau de cinq journalistes de la presse, du numérique, la radio et la télé vient d’être mis sur pied pour l’appropriation de la résolution 24 67 et son application effective en République Démocratique du Congo.

C’est notamment Eka FM, Radio Maendeleo Svein média et le journal Le Souverain Libre. Le réseau des médias en ligne devrait désigner son délégué.

Ce groupe va travailler avec d’autres corps intéressés par la question pour qu’il y ait d’actions durables jusqu’au jour où le rapport mapping obtiendra une réponse concrète en termes de réparation.

La résolution 24 67 des nations unies confirme la nécessité d’accès à la justice pour les victimes des violences commises en période de conflit.

Elle  est aussi un indicateur dans ce sens que le journaliste  devrait effectivement porter à la connaissance du public qu’il y a une certaine évolution en termes de textes, mais vraisemblablement en termes d’actes.

Ce noyau de cinq journalistes vient d’être constitué en marge de l’atelier d’échange et de renforcement des capacités sur la résolution 24 67.

Pour Adrien Zawadi, facilitateur et acteur social, l’accompagnement des journalistes est la première clé pour l’effectivité des mesures qui doivent être prises pour sanctionner les violations répertoriées dans le rapport mapping et donner de la réparation aux victimes.

La professeur Arnold Nyaluma l’a affirmé au cours de cette rencontre d’échange et de renforcement des capacités sur la résolution 2467.

Selon lui, les journalistes sont les premières bouches des victimes de violations des droits humains.

Les professionnels des médias rapportent, au public,  les massacres perpétrés à travers le monde.

Ils sont capables d’informer la population sur les crimes de guerre, contre l’humanité, et de génocide commis en RDC.

La vérité sur les violations évoquées dans le rapport Mapping doit éclater au grand jour à en croire Roger Buhendwa du projet Badilika de la Fondation Panzi.

Selon lui, les auteurs doivent être sanctionnés et les victimes doivent obtenir la réparation. La résolution 24 67 des Nations unies criminalise les viols et parle du rapport mapping.

Bon nombre des journalistes observent les violations des droits humains commises dans leur entourage sans s’en préoccuper. Est-ce par peur ou pour intérêt inavoué ? Maître Arnold Nyaluma pense qu’à partir du Sud Kivu, le reste de la RDC prendra conscience et s’occupera de cette réalité.

Une vingtaine des dames et messieurs de la presse ont participé à cette séance de renforcement des capacités et aux échanges.

C’était ce lundi 26 avril à l’Institut Français de Bukavu sur l’avenue Lumumba dans la commune d’Ibanda. La Fondation Panzi a organisé l’activité dans  son projet Badilika.

·        Egide Kitumaini

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