Bukavu : Des étudiants, actuels premiers ennemis de Félix Tshilombo ?

Les universitaires se disent harassés par le contexte actuel qui prévaut en République Démocratique du Congo. Ils réclament la reprise des activités académiques ainsi que celles scolaires. Leur ras-le-bol a été exprimé au cours d’une marche étouffée par des éléments de la police nationale.

La matinée de mardi, leur brigade était rassemblée à la tribune de la place de l’indépendance. Quelques minutes plus tard, ces futures élites se voient privé de leur droit de manifester pacifiquement.

« Pourquoi étouffer une marche pacifique alors que la mairie de Bukavu était déjà saisie de la tenue de cette manifestation », se demandent-ils en déplorant le fait que des éléments  de la police les brutalisent.

Darius Sumuni, maire intérimaire explique que le président de la république  interdit un regroupement de plus de 10 personnes.

Sur ces entrefaites, des pourparlers ont été menés. Une rencontre qui a fini à queue de poisson avec le tir des balles lacrymogène, l’ordre émanant du commandant ville, expliquent des sources sur place. Des étudiants et étudiantes de la quasi majorité des universités de Bukavu dispersés à coup de lacrymogène. Certains ont été arrêtés par la police.

Ils se disent lésés par cette situation qui met en péril leur vie future. Michel Zaramba porte-parole des étudiants du sud Kivu est sidéré de ce comportement.

« Si les autorités compétentes ne se saisissent pas de cette question, des opérations de grande envergure seront tenues par l’ensemble du corps estudiantin du sud Kivu dans les jours à venir », martèle-t-il.

Pour rappel, la marche devait se tenir d’une manière pacifique. Un mémorandum devait être déposé  auprès du gouverneur de province. Le but est la prise en compte des besoins des étudiants. Ils ont besoin de finir paisiblement l’année académique 2019-2020 et commencer celle 2020-21.s

Les non-étudiants se sont vus brutalisés. Plusieurs biens ont été saisis. Même des journalistes chicotés et blessés. Le droit de manifestation n’est-il pas garanti par la loi fondamentale de la RDC ?

·        Loïc Mambo

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