Kalehe : le thermo flash confondu avec du vaccin par des élèves et parents.

Plusieurs élèves et parents d’élèves de Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe, se méfient des thermo flash. Ils confondent cet instrument de prise de température à un vaccin.

Le dépistage de la covid-19 repose sur l’utilisation de plusieurs techniques dont le prélèvement de la température. Un acte que plusieurs concitoyens détestent par ignorance. Ce comportement de répulsion déplu en termes de surveillance épidémiologique dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus se manifeste dans plusieurs écoles à Bunyakiri.

Extraordinairement, la matinée du lundi 30 octobre 2020, plusieurs élèves ont été accompagnés à l’école de leurs parents. Ces  responsables sont curieux de savoir le rôle et d’autres informations supplémentaires liées au thermo flash.

Cet instrument qui permet de dépister une fièvre d’origine infectieuse mais aussi une hyperthermie par coup de chaleur, est étrange pour cette catégorie de population.

Certains élèves refusent de passer au prélèvement de la température sur base de cet instrument sanitaire. D’autres fuient les cours après que certains parents l’aient surnommé ‘’vaccin’’. 

Ce comportement s’affiche trois jours après la distribution d’un kit sanitaire pour lutter contre la propagation de l’épidémie de la covid-19 dans cette partie de la province du Sud Kivu. Alors que l’objectif n’est autre que repérer des cas potentiels de maladie du coronavirus.

Selon le directeur de l’école Primaire Erunga, Mr. Chinyabuuma Kusiwa, son institution se trouve dans l’embarras. « Faut-il continuer avec l’utilisation du thermo flash ou laisser carrément », se demande-t-il.

Le responsable de cette école primaire demande aux autorités de bien vouloir sensibiliser les parents et les enfants sur l’utilisation de cet outil. Surtout en cette période au cours de laquelle l’épidémie de Covid-19 rebondit au Sud Kivu. « Cette résurgence devrait être attaquée à travers un comportement responsable que tout le monde soutienne, lâche Amos Pacifique Wetekayi, basé à Bunyakiri.

Egide Kitumaini

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