La persistance de l’insécurité dans le groupement de Mudusa en territoire de Kabare ne cesse d’être décriée.
Une incursion est signalée dans la nuit du dimanche 18 octobre 2026 au le village de Buhozi, sous-village de Cibanja, groupement de Mudusa en chefferie de Kabare.
La Société civile de Mudusa parle d’incursion d’hommes armés non identifiés, munis d’armes à feu et d’armes blanches dont des machettes.
Selon la même source, ces opérations ont commencé vers 19 heures et ont pris fin aux environs de 20 heures.
Le bilan fait état de trois personnes tuées et quatre autres grièvement blessées par balles, d’argent, téléphones et autres biens de valeur emportés par ces malfrats, précise la société civile de Mudusa.
Elle condamne fermement ces actes de violence et présente les condoléances aux familles endeuillées, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
Cette structure citoyenne appelle les autorités compétentes et les services de sécurité à prendre des mesures urgentes pour protéger la population, renforcer les patrouilles et mener des enquêtes afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de les traduire en justice.
Alain Ashuza, secrétaire permanent de la société civile de Mudusa relate le fait en insinuant le danger.
« La population de Mudusa a droit à la sécurité et à la protection de sa vie et de ses biens », réclame-t-il.
Joint par la Rédaction du journal Le Souverain libre afin d’approfondir la question de la persistance de l’insécurité récurrente à Mudusa, cet acteur de la société civile, trace un tableau de causes et de pistes de solutions face à cette insécurité persistante.
Pour lui, les causes de la persistance de cette insécurité s’expliqueraient entre autre par la présence des hommes armés non identifiés, l’insuffisance de patrouille, la faible collaboration entre la population et le service de sécurité ainsi que l’impunité des acteurs criminels.
Ainsi il propose des pistes de solutions à ce problème sécuritaire qui gangrène le groupement de Mudusa depuis un temps. Il parle de renforcement des patrouilles, la mise en place d’un système d’alerte communautaire, le dialogue entre la population et les autorités locales, le plaidoyer auprès des autorités compétentes pour renforcer la protection des civils et la lutte contre l’impunité.
Fidèle Wakumana