Bukavu : L’insécurité agricole accentue la crise alimentaire

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La guerre fragilise la production agricole et complique l’accès des ménages à une alimentation suffisante et de qualité. À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée ce 16 octobre, la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa, LICOSKI, appelle à des actions urgentes pour garantir le droit à une alimentation saine et nutritive.

L’insécurité dans les territoires de Kabare, Kalehe et Walungu contraint de nombreuses familles à abandonner leurs champs de manioc, de haricots et de maïs pour se réfugier à Bukavu. Cette situation perturbe l’approvisionnement des marchés, tandis que la hausse du coût du transport et des denrées alimentaires réduit le pouvoir d’achat des ménages. Pour certains consommateurs, le haricot se vend désormais au verre.

Dans son communiqué, la LICOSKI plaide notamment pour des systèmes alimentaires urbains durables, le rapprochement des zones de production rurale avec les marchés urbains et la lutte contre le gaspillage alimentaire et la spéculation sur les prix.

L’organisation insiste également sur la nécessité de garantir une alimentation saine dans les écoles, à travers des cantines scolaires et un contrôle renforcé des aliments vendus aux abords des établissements.

Le thème retenu cette année, selon la LICOSKI, est : « Innover aujourd’hui pour nourrir demain ». La FAO rappelle que le thème de cette année est « Mains dans la main pour de meilleurs aliments ». À Bukavu, ces mains doivent d’abord pouvoir se serrer en paix.

Au Sud-Kivu, garantir l’accès à une alimentation de qualité passe aussi par la sécurisation des agriculteurs et de leurs champs. Car, malgré la fertilité des terres, la guerre continue de fragiliser les moyens de subsistance et de menacer les assiettes des ménages.

Gertrude Shabani

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