Kabare : L’insécurité met en mal l’avenir de la femme rurale

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Dans plusieurs villages touchés par les affrontements, les femmes n’accèdent plus librement à leurs champs, pourtant essentiels à la survie de leurs familles.

Cette situation accentue la précarité économique et financière des ménages. Elle aggrave aussi la souffrance psychologique des femmes confrontées à la peur et à l’incertitude.

Pour la présidente de Colloque Femme Kabare, Espérance Murandikire, la situation de la femme rurale demeure particulièrement préoccupante.

Elle vient de l’exprimer à l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, célébrée chaque 15 octobre.

 

La célébration de cette année se déroule dans un contexte difficile et particulier en territoire de Kabare, au Sud-Kivu.

Les associations féminines estiment que la dégradation de la situation sécuritaire ne leur permet pas de célébrer cette journée comme elles l’auraient souhaité.

Et ce, en raison des violences qui perturbent les activités agricoles et fragilisent davantage les conditions de vie des femmes rurales.

Malgré les efforts déployés par les femmes pour nourrir leurs familles et améliorer leurs conditions de vie, l’insécurité compromet leurs initiatives et empêche les progrès attendus.

La peur de se rendre aux champs est également renforcée par les violences dont plusieurs femmes auraient été victimes alors qu’elles cherchaient à assurer la survie de leurs proches.

Pour certaines familles, les conséquences sont lourdes

La perte de revenus, les difficultés de se nourrir et la détresse morale sont devenues monnaie courante.

D’autres femmes pleurent leurs proches qui ont perdu la vie dans ces circonstances.

Les femmes de Kabare appellent au rétablissement rapide de la paix afin de reprendre leurs activités agricoles, retrouver leurs moyens de subsistance et contribuer ainsi pleinement au développement de leurs communautés.

Le thème de cette année est « mettre en lumière le rôle crucial des femmes en zones rurales, dans l’agriculture, la sécurité alimentaire et le développement.»

La réalité vécue à Kabare rappelle qu’aucun progrès durable en faveur des femmes rurales n’est possible sans sécurité, accès à la terre et protection contre les violences.

 

Philomene Bikuba depuis Katana Centre

 

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