La sortie médiatique de Joseph Kabila continue de susciter des réactions sur la scène politique congolaise. Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), a critiqué la démarche de l’ancien chef de l’État, estimant qu’on ne peut pas appeler à la paix tout en soutenant une dynamique de lutte armée.
Selon le Président de l’UNC, les divergences politiques ne devraient pas conduire à de nouvelles violences dans un pays déjà éprouvé par des années de conflits.
L’ancien président de l’Assemblée nationale rappelle également les responsabilités de Joseph Kabila dans la gestion passée du pays. Selon lui, les critiques adressées au pouvoir actuel doivent aussi tenir compte du bilan des dix-huit années durant lesquelles l’ancien président a dirigé la République démocratique du Congo.
Au plan politique, Vital Kamerhe réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi. Sa position le place ainsi dans le camp de Kinshasa face à la nouvelle dynamique portée par Joseph Kabila et associée à l’AFC/M23. Il insiste sur la nécessité de défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la RDC.
Au-delà de cette confrontation politique, Vital Kamerhe souligne les conséquences humaines des conflits dans l’est du pays, notamment les déplacements de populations et les perturbations de la scolarité des enfants.
Selon Vital Kamerhe, le recours aux armes ne devrait pas constituer une voie de règlement des différends politiques, alors que les négociations restent possibles. Il appelle ainsi les acteurs politiques à privilégier le dialogue afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines et de préserver l’unité nationale.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le pouvoir de Kinshasa et les acteurs politico-militaires opposés à Félix Tshisekedi.
Loïc Mambo