La rentrée pour l’année académique 2026-2027 semble hypothétique dans le territoire occupé par l’AFC/M23.
Cette inquiétude est contenue dans une pétition initiée par le collectif des enseignants, chercheurs, étudiants, cadres scientifiques et intellectuels de Bukavu et de Goma. Elle vise à protéger la neutralité politique de l’enseignement supérieur et universitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu en RD Congo.
Dans un communiqué de presse du 26 Septembre 2026, le collectif, représenté par Emmanuel Akonkwa et Amos Musafiri, pose deux exigences qu’il juge cardinales pour la rentrée du 15 octobre 2026 afin d’éviter l’année blanche
Il s’agit, notamment, du retrait immédiat de toutes les décisions, nominations et actes d’ingérence de l’AFC dans l’ensemble des établissements publics et privés de l’ESU à Bukavu et à Goma.
Le communiqué évoque aussi la levée par le Gouvernement central dans le meilleur délai de la mesure de suspension frappant les activités académiques et administratives à Bukavu et à Goma.
Rappelons que ce bras de fer entre le gouvernement congolais et l’AFC fait suite à la suspension provisoire par Kinshasa des activités académiques et para-académiques des certains instituts supérieurs et Universitaires dans lesquels les autorités de l’AFC/M23 avaient nommé certains membres dans les comités de gestion.
Kinshasa, à la même occasion, exige aux étudiants désireux de poursuivre leur cursus académique de rejoindre les universités et institutions supérieures étatiques en zones sous son contrôle.
Droit dans ses bottes, l’AFC/M23 a, par après, a publié à son tour, la liste des établissements estimés viables, moyennement viables et non viables après un test de viabilité.
Il en ressort que plusieurs institutions, surtout privées, sont classées non viables et donc interdites de fonctionner.
Face à ce tiraillement, les étudiants ainsi que leurs familles ne savent plus à quel saint se vouer.
Fidèle Wakumana