Bukavu : L’AFEM forme les journalistes du Sud-Kivu au fact-checking et à la lutte contre la désinformation

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L’Association des Femmes des Médias (AFEM) vient de réunir trente journalistes pour une session de formation sur le fact-checking et la vérification des faits en ligne. C’est le mardi 25 août 2026, à Bukavu.

L’assistante aux programmes à Afem, Prisca Bukaraba indique que cet atelier de trois jours, soit du 25 au 27 août s’inscrit dans le cadre du projet d’appui aux médias professionnels et inclusifs pour la promotion de la recevabilité sociale, de la démocratie, de la cohésion sociale et de la bonne gouvernance au Sud-Kivu.

L’objectif visé est de contribuer à l’amélioration des connaissances des journalistes sur le fact-cheking pour une bonne vérification des faits en ligne.

Ils sont au total 30 journalistes de Bukavu, Walungu et Idjwi.

Le premier jour de la formation, le facilitateur Gustave Katsuva a insisté sur la nécessité de distinguer la désinformation intentionnelle, la simple désinformation et la mal-information, qui détourne des faits réels pour nuire.

Il a rappelé que cette rigueur s’inscrit dans la lignée directe des premiers réviseurs de presse apparus dans les années 1920 aux États-Unis.

Le spécialiste en éducation aux médias et à l’information a également martelé un principe fondateur du métier : « on ne vérifie pas une opinion, qui relève de l’interprétation personnelle, mais uniquement un fait mesurable que l’on peut confirmer ou infirmer », insiste-il.

Gustave Katsuva indique aussi que la désinformation peut emprunter des supports variés comme les textes, les images, les vidéos ou les statistiques des données manipulées.

Et d’ajouter que les acteurs de la désinformation peuvent être des politiciens, les sites internets, les journalistes, les utilisateurs des réseaux sociaux.

Pour déjouer ces pièges, Gustave Katsuva a guidé les participants à une démarche basée sur la vérification de la source, l’analyse du contenu et le croisement systématique des données et examiner des preuves ou données.

En renforçant les compétences des professionnels des médias, l’Association des femmes des Médias préserve la crédibilité de la presse locale tout en garantissant au public du Sud-Kivu un accès à une information fiable, indispensable à la paix et à la démocratie.

Cette formation connait le soutien financier de la Coopération Suisse (DDC).

Lamberte Wakenga

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