Société : Dans l’Est de la RDC les personnes âgées face à l’oubli et à la précarité

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Dans une région marquée depuis plusieurs années par les conflits armés, les déplacements des populations et les difficultés économiques poussent des personnes âgées à subir des conditions de vie très précaires.

La majorité d’entre elles tirent traditionnellement leurs moyens de subsistance de l’agriculture, l’élevage ou encore du petit commerce. Cependant, l’insécurité persistante, l’abandon des terres, les déplacements forcés et la baisse des activités économiques ont considérablement réduit leurs capacités à subvenir à leurs besoins.
Selon le coordonnateur national de la Fondation pour la Promotion et le Développement (FPD Asbl), Claude Mushimanja, les personnes de troisième âge sont aujourd’hui parmi les plus pénalisées par cette situation.
Il explique que son organisation œuvre afin de faciliter leur accès aux ressources financières qui leur permettent de survivre et de préserver un minimum d’autonomie.
Il est convaincu que l’accompagnement économique de ces personnes demeure essentiel pour leur redonner une certaine dignité et répondre à leurs besoins quotidiens.
De son côté, Hawa Muhemeri, coordonnatrice de l’Asbl CHEKO, rappelle que les personnes âgées représentent la mémoire vivante et le passé de la communauté.
Elle affirme que son organisation porte leur voix à travers un plaidoyer en faveur d’une meilleure protection sociale et d’une prise en charge adaptée.
À ses yeux, ces hommes et femmes semblent aujourd’hui oubliés, pourtant le contexte humanitaire dans l’Est du pays aggrave davantage leur vulnérabilité.

À travers cette journée mondiale, les défenseurs des droits des personnes âgées invitent les autorités, les partenaires humanitaires ainsi que l’ensemble de la société à renforcer les mécanismes de protection en leur faveur.
Ils estiment qu’assurer un accès aux soins, aux moyens de subsistance et à une assistance adaptée constitue un devoir envers celles et ceux qui ont contribué au développement de leurs communautés.
Dans un contexte où les besoins humanitaires demeurent immenses dans l’Est de la RDC, les organisations de la société civile rappellent que les personnes du troisième âge ne devraient pas être reléguées au second plan.
Elles plaident pour des politiques plus inclusives afin que ces aînés puissent vivre leurs dernières années dans la dignité, le respect et la sécurité.

Loïc Mambo

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