Dans son éditorial, le journal titre : « Plutôt souffrir que mourir ». Bukavu et sa périphérie survivent aux conditions de vie précaires lui imposées par le contexte de guerre et ses corollaires auxquels vient de s’ajouter la maladie à virus Ebola, rappelle le journal.
Et de poursuivre : « malgré la problématique d’accès à l’eau potable en période d’épidémie de la maladie à virus Ebola, le choléra et la drépanocytose, les défis liés à l’encadrement des enfants en période de vacances, la lutte contre les violences faites à la femme, l’insécurité devenue récurrente dans certains coins de Bukavu et, pire, en territoires comme Fizi et Mwenga, etc….
L’espoir d’un lendemain meilleur reste permis : pourvu que justice soit rendue aux victimes, surtout en termes de réparation…. En attente des jours meilleurs, « cueille le jour », disait Horace, sans attendre demain.
« Le but de la vie est de vivre, et de vivre, ça signifie être conscient, joyeusement, extatiquement, avec attente, dans l’instant », nous fait voir Henri Miller.
S’agissant de la drépanocytose, le Souverain Libre cite le docteur Mwanza Nangunia qui rappelle que : «… le dépistage précoce constitue un moyen efficace pour améliorer la prise en charge des patients et prévenir plusieurs complications liées à cette maladie.
Il rappelle également que les enfants drépanocytaires présentent une immunité plus faible et sont davantage exposés aux maladies infectieuses. »
Le numéro 364 du Souverain Libre insiste sur le calvaire lié à l’accès à l’eau potable en cette période de saison sèche. Il titre : « économiser l’eau en saison sèche, un geste essentiel face au risque lié à la maladie à virus Ebola …
La province du Sud-Kivu fait face à la présence de la maladie à virus Ebola nécessitant une hygiène très suivie et l’approvisionnement permanente en eau.
Le directeur de la Régideso, Mudumbi Mweze, appelle les abonnés de toute urgence de s’acquitter de leurs factures impayées.
Le stock détenu en produits de traitement de l’eau étant très limité. » Revenant sur la maladie à virus Ebola, le journal rappelle qu’il n’y a « plus de cas actif, mais la vigilance reste de mise. »
Au sujet de la prévention des incendies et la cuisson propre, Le Souverain Libre revient sur une formation dispensée par l’ong Justice pour Tous.
Elle « mobilise les femmes leaders, les cadres de base et les médias sur la cuisson propre et la prévention des incendies à Bukavu.
C’est au travers d’un atelier de formation réunissant des femmes leaders, des leaders communautaires, des acteurs de la société civile.
C’est sans omettre des professionnels des médias autour de la cuisson propre et des mécanismes de prévention des incendies liés à l’électricité. »
Au chapitre politique, le journal titre : « Référendum, un mort-né ou une réalité inévitable ? » Et de renchérir : « Entre les mises en garde d’anciens constituants, la ferme opposition des Églises, la mobilisation de l’opposition politique et les assurances de la majorité présidentielle, le débat s’est progressivement transformé en véritable bras de fer politique. »
En cette période de vacances de fin d’année, le journal de l’avenue de la Montagne rappelled qu’ : « un encadrement rigoureux des enfants prévient l’errance et les drames … au cœur des préoccupations actuelles figurent la sécurité des enfants, particulièrement exposés en cette période des vacances scolaires.
Parmi ces dangers, des milliers d’enfants et d’adolescents vont se retrouver hors du cadre scolaire, livrés à eux-mêmes entre les avenues, la télévision et le téléphone. »
Avant de boucler sa livraison par le sport, le 364 interpelle la communauté sur les risques de l’abandon de la culture d’assistance en titrant : « entre modernité et individualisme, la solidarité communautaire s’affaiblit. »
Le journal « encourage le respect de la dignité en mettant l’accent à l’assistance moderne qui vise à replacer l’humain au cœur du système, en aidant les bénéficiaires à surmonter des obstacles spécifiques tout en favorisant leur autonomie à long-terme. »
C’est en revenant sur les prouesses des Léopards à la coupe du monde 2026 que le numéro 364 boucles sa livraison en saluant l’accès de l’équipe nationale aux seizièmes de finale.
Faustin Muliri