BUKAVU : Port des stigmates de la violence par des hommes et femmes de l’Est du Congo

À l’Est de la République démocratique du Congo, particulièrement à Bukavu, le quotidien des populations demeure profondément marqué par l’insécurité et des actes de violence persistante.

Alors que le monde célèbre, ce 17 juillet, la Journée mondiale de la justice internationale, la réalité sur le terrain rappelle l’urgence d’apporter des réponses concrètes à des millions de Congolais qui attendent que la justice et réparation l’emportent sur la force.

Dans ce contexte de crise humanitaire et sécuritaire prolongée, les discours internationaux se heurtent au sentiment d’abandon ressenti par les communautés locales.

C’est le constat dressé par Pascal Boroto, lauréat du Prix Voix d’Afriques et activiste des droits humains basé dans la région.

Selon lui, la Journée mondiale de la justice internationale devrait naturellement attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation dramatique que traverse l’Est de la RDC.

« Les victimes n’ont plus besoin de discours, parce que nous savons bien qu’une fois cette journée passée, le manque de justice continuera, déplore-t-il

La justice ne peut plus être un simple concept lointain ou une abstraction.

Nous avons besoin de vivre cette justice dans notre chair et dans notre quotidien », martèle-t-il.

Pour l’activiste, tant que l’insécurité continuera de dicter la loi, il sera difficile de parler de respect du droit international.

Il estime que seuls des actes concrets, la fin de l’impunité et de véritables réparations permettront de restaurer la dignité des victimes et d’apaiser leurs souffrances.

« Il est grand temps que l’impunité recule pour que la dignité soit enfin rendue et que cette date du 17 juillet prenne tout son sens », conclut Pascal Boroto.

Célébrée chaque année le 17 juillet, la Journée mondiale de la justice internationale ne possède pas de thème officiel universel.

Elle vise principalement à promouvoir les droits des victimes des crimes les plus graves et à renforcer la lutte contre l’impunité. Et ce, en commémorant l’adoption du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI).

 

Lamberte Wakenge

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