Les hommes et les femmes viennent de bénéficier de soins médicaux gratuits lors d’une clinique mobile organisée par la Fondation Panzi dans une période allant du 30 juin au 9 juillet 2026.
Il s’agit de plus de 300 habitants de l’aire de santé de Mwirama à Walungu dans le groupement de Kaniola, en chefferie de Ngweshe.
Selon notre correspondant basé à Walungu, l’équipe médicale a pris en charge diverses pathologies ainsi que des victimes de violences basées sur le genre (VBG) pendant plus de 10 jours.
Et d’ajouter que les cas les plus fréquents comprenaient des prolapsus, des fistules et des hernies chez les hommes comme chez les femmes.
Les bénéficiaires constitués 80 % de femmes déplacées et retournées, particulièrement vulnérables après les violents affrontements qui ont secoué la zone, ajoute notre source.
Le Docteur Kabambi, médecin directeur du Centre hospitalier de Mulamba et chef de mission, a précisé que trente patients, dont l’état nécessitait des interventions plus lourdes, ont été transférés vers son institution pour une prise en charge adéquate.
Au-delà des soins, les agents de la fondation ont mené des séances de sensibilisation communautaire sur la prévention des VBG et des maladies associées.
Cette clinique mobile, dont l’objectif est de rapprocher les soins des populations vulnérables, s’inscrit dans le cadre du projet « Unis pour l’égalité des genres ».
Il connaît l’appui financier de l’Union européenne à travers l’agence belge de développement Enabel.
Bien que le projet ait officiellement pris fin le mois de juin, cette activité restait à réaliser pour répondre à l’urgence humanitaire locale.
Les bénéficiaires viennent d’alerter sur une recrudescence des cas de VBG dans cette partie du territoire de Walungu.
Face à ce contexte sécuritaire incertain et aux conséquences multiples sur la santé publique, les habitants des groupements de Kaniola et de Mulamba plaident urgemment pour le renouvellement de ce projet.
Gilbert BAHINDWA depuis Walungu
Correspondant du Journal Le Souverain Libre.