L’exigence d’une garantie de plus de trois mois légaux rend la vie difficile aux locataires. Une garantie de plus de 6 mois complique davantage et créer un désaccord et une méfiance dans certaines familles à Bukavu.
Des conflits entre bailleurs et locataires deviennent fréquents.
Une situation qui exacerbe la spéculation dans les familles.
En cette période de résilience au Sud-Kivu suite à la guerre, la situation se complique davantage.
Surtout avec le non-respect des préavis et les expulsions arbitraires.
Un cas malheureux vient de se produire le jeudi 11 juin au quartier Nyakavogo dans la commune de Bagira entre bailleur et locataire suite à l’impossibilité d’honorer la convention de baille qui a conduit à une altercation.
La sociologue Marlène Iranga dénonce les conflits entre locataires et bailleurs qui sont parfois permanents surtout dans les parcelles où propriétaires et locataires partagent des toilettes et douches, notamment.
Et d’ajouter que l’incompréhension autour de l’horaire d’entretien des toilettes et des visites intempestives détériore les relations entre bailleurs et locataires.
Pourtant la gestion de ces litiges est encadrée par la législation nationale en RDC.
Les rapports entre les deux parties sont régis par la Loi n°15/025 du 31 décembre 2015 relative aux baux à loyer.
La loi fixe la garantie locative (caution) à un maximum de 3 mois de loyer pour les baux résidentiels. Exiger 6 mois ou plus est illégal.
En cas de résiliation, le délai de préavis varie selon la nature du litige et la durée de la location, protégeant le locataire contre toute expulsion.
Patrick Cishibanji