Le débat autour du référendum continue d’alimenter les tensions politiques entre majorité et opposition en RDC.
L’Assemblée nationale a adopté, mercredi 27 mai, la proposition de loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo, dans un climat politique tendu marqué par le boycott de l’opposition parlementaire.
Initiée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy, cette loi vise à fixer le cadre légal de l’organisation du référendum en RDC.
Le groupe parlementaire « Ensemble », proche de Moïse Katumbi, a quitté la plénière dès l’ouverture des débats, dénonçant un forcing de la majorité dans un contexte sécuritaire préoccupant, alors qu’une partie de l’Est du pays reste sous occupation du mouvement AFC/M23.
Face à cette contestation, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a maintenu la tenue des travaux.
« Si l’opposition ne veut pas que le peuple s’exprime, elle est libre desortir de la plénière », a-t-il déclaré séance tenante .Dans les rangs de la majorité, certains estiment que cette loi ne constitue pas une révision constitutionnelle mais simplement un mécanisme démocratique prévu par la Constitution.
« Le peuple doit avoir le droit de se prononcer sur les grandes questions nationales », soutient Jean-Baptiste Kasekwa, analyste proche de la majorité. Du côté de l’opposition, les inquiétudes persistent. Claudel Lubaya, cadre de l’opposition, estime que cette initiative pourrait ouvrir la voie à une modification de la Constitution.
« Nous refusons toute démarche susceptible de fragiliser davantage les institutions dans le contexte actuel », affirme-t-il.
Le débat autour du référendum continue ainsi d’alimenter les tensions politiques entre majorité et opposition en RDC
Les prochains jours semblent tendus entre les deux parties au pouvoir
Loïc Mambo