Les plantes subissent l’envahissement des insectes pendant la saison culturale B en saison sèche particulièrement dans les marais.
Alors que l’avènement de la saison sèche marque le coup d’envoi d’une période particulièrement propice à la culture des plantes maraîchères dans la province du Sud-Kivu.
C’est contrairement à la saison des pluies où les sols se retrouvent souvent gorgés d’eau et asphyxiés.
Les productions maraîchères servent de plus les marchés pour ce qui est des produits de première nécessité.
Les moniteurs agricoles et agriculteurs du maire de Nyamunve et Cikalane dans la localité de Ludaha en territoire de Kabare tirent une sonnette d’alarme.
Même son de cloche pour ceux de Cisheke dans le groupement de Walungu et Nyalugano dans la localité de Ciherano, groupement de Lurhala en territoire de Walungu.
Ils viennent de l’exprimer ce mercredi 27 mai 2026 dans un entretien avec le Souverain Libre.
Ayant requis l’anonymat, ils indiquent que l’afflux de ces insectes impactent sur la production.
« Mes choux et aubergines sont envahi ici au marais de Cisheke suite aux insectes ravageurs » s’indigne Mushagalusa Martin Moniteur de Makwale.
Pour l’ingénieur agronome hydro forestier Kévin Kénto Lulema ye Matabaro, il est temps de mettre en place de mesures préventives strictes contre le développement des maladies fongiques.
D’abord, il recommande le respect rigoureux du calendrier de pulvérisation des traitements pour devancer les attaques des plantes.
Sur le terrain, l’expert recommande d’ériger des barrières physiques contre les insectes suceurs et autres ravageurs nuisibles en utilisant des moustiquaires adaptées.
Au sol, l’agronome préconise la pratique systématique du paillage. Une technique doublement bénéfique qui limite l’évaporation de l’eau précieuse tout en évitant que les plantes ne touchent directement le sol et préservant ainsi leur qualité sanitaire.
Face aux menaces qui planent sur les potagers, Kévin Kénto oriente les producteurs vers la pharmacopée naturelle et les solutions biologiques. Des alternatives à la fois écologiques et hautement efficaces pour la région.
Il encourage l’usage de répulsifs botaniques artisanaux conçus à base d’extraits de neem, d’ail, de piment, de cendre ou de feuilles de papaye.
Pour stopper la progression des champignons, l’ingénieur propose un fongicide doux et économique : une solution à base de bicarbonate de soude, à raison d’une cuillère à soupe par litre d’eau, qui permet de limiter efficacement l’apparition des parasites. Pour les maraîchers désireux d’intégrer des solutions prêtes à l’emploi, il conseille l’utilisation de préparations commerciales à base de champignons bénéfiques comme le Beauveria, capables de réguler naturellement les larves et autres ravageurs dans le sol.
Lamberte Wakenge